Feco France remporte le Premio Satira Politica dans la catégorie dessin international

Texte de Pierre Ballouhey :
À Forte dei Marmi, c’était un grand honneur pour moi de représenter Feco France et tous les dessinateurs français, puisque c’est pour l’organisation de l’exposition “Inchiostro Coraggioso” avec nos amis Italiens de Buduar : Dino Aloi et Alessandro Prevosto, que le jury de la Satira Politica a décidé de nous récompenser. Les plus grandes signatures françaises et italiennes ont participé à cette exposition, que l’on pourra encore voir à Saint-Just le Martel.
Pendant les trois jours, les organisateurs ont poursuivi cet hommage vibrant aux dessinateurs assassinés en janvier.
Le palmarès est imposant, il récompense tous les ouvrages et les auteurs satiriques dans toutes les matières : cinéma, musique, littérature, théâtre, cabaret, chanson, web et cartoon. Le point commun c’est la Satira.
La soirée de clôture se passe dans un théâtre au bord de la plage immense au pied des carrières de marbre de Carrara et de Pietrasanta. En ouverture de la cérémonie Marilena Nardi a lu un extrait d’un message de Coco traduit en italien par Rousso. Avant de recevoir l’Ape (l’Abeille), j’ai répondu aux questions de Serena Dandini, la célèbre animatrice de télévision. Je me suis excusé de massacrer un peu la langue de Dante. Massacre tant que tu veux, m’ont répondu Marilena et Serena, qui sont souvent venu à mon secours.
La salle a beaucoup rit aux démêlées de Rousso avec la police de l’air, je l’ai comparé à Charles Vanel dans “Le Salaire de la peur” et à James Coburn dans le film de Sergio Leone, “Il était une fois la révolution”. Satire oblige.
Les argousins de la police d’Orly ont détecté de la nitroglycérine dans un petit flacon de médicament, interrogatoire poussé et tatillon, dont le résultat fut que le “collègue” a raté son avion. Bloqué à Paris avec l
es boules.

L’ambiance est devenue plus grave quand j’ai parlé de la tuerie de janvier qui nous prive de cinq hommes merveilleux. L’émotion est devenue très grande quand j’ai demandé au public, à la place d’une minute de silence émaillée de toussotements et de bruits de chaise, d’applaudir Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski. Toute la salle était debout. Ce prix leur est dédié.
Ballouh
ey

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