Lu sur lecourrier.ch, article de Philippe Bach :

"Trois piliers de «Vigousse», Barrigue, son fondateur, et ses compères dessinateurs Pitch et Sjöstedt se sont rendus au mois de mars en Israël et en Palestine à la rencontre de réfugiés.

Il nous reçoit chez lui, pardon, dans son stamm, à deux pas de la rédaction de Vigousse. Barrigue fait du Barrigue. Il gronde la serveuse: pensez, il a retrouvé le journal auquel le bistrot est abonné dans le vieux papier. Le lendemain de sa parution. Sa moustache se hérisse. Et il cabotine le poing levé, sa pipe dans l’autre, quand les permanents du Syndicat des services publics (SSP) débarquent pour le plat du jour.

Mais tout ça, c’est pour rire. Au café de l’Europe, à Lausanne, il a tous les droits. Les serveuses et le patron le chouchoutent et le mettent en boîte. Il faut maîtriser l’animal. Aujourd’hui, le fondateur du satirique romand est là pour nous parler de son voyage dans les camps de réfugiés en Israël et en Palestine avec ses compères Pitch Comment et Nicolas Sjöstedt. Une expédition qui a donné lieu à un cahier spécial «Au Pied du Mur» dans Vigousse.

Pourquoi cette expédition?

Thierry Barrigue: ce n’est pas le fruit du hasard. Il y a deux ans, après les attentats à Charlie Hebdo, j’ai été invité pour un débat à Belgrade où j’ai rencontré une femme collaboratrice au HCR. C’était juste au moment où la route des Balkans se fermait et où les réfugiés commençaient à s’entasser dans des camps en Grèce. Elle nous a incités à aller voir sur place.

Du coup, en 2016, nous nous sommes rendus dans ce pays pour rencontrer ces migrants. La démarche est simple: je ne supporte plus qu’on parle des réfugiés comme d’une masse anonyme, quasiment un troupeau."

Merci à Catherine Charpin :-). POUR LIRE LA SUITE :

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