Merci pour cet article.
Afin de répondre aux questions soulevées par ce texte en ce qui concerne la conception de ce livre, je vais tenter, en temps que modeste éditeur, de vous donner quelques précisions .
- Une seule dessinatrice, il faut dire qu’elles ne sont pas nombreuses dans la profession… Espérons que cela change.
- Il n’y a aucun dessinateur étranger, c’est une volonté assumée. Nous voulions rester sur le dessin de Presse publié en France. Il fallait bien cadrer le projet pour éviter de partir dans tous les sens.
- Pour les dessinateurs « essentiellement de gauche », certains publient dans des journaux qui sont assez éloignés de « L’humanité » tout de même (Kak dans « l’Opinion » pour ne citer que lui)
- Ce n’est pas vraiment un livre de réseau, mais plutôt né grâce aux réseaux sociaux. Lorsque Fabienne Desseux m’a contacté, il n’y avait que sept dessinateurs dans son projet (dont Plantu). Elle ne les connaissait pas avant de faire ce livre et les a contactés uniquement via les réseaux sociaux. Je l’ai aidé à élargir ce panel, en lui proposant des dessinateurs venant de divers horizons. Elle a ensuite fait son choix et nous leur avons proposé le projet. De mon côté, j’ai tenu à ce que les dessinateurs de ce livre ne soient pas tous des collaborateurs d'Iconovox afin d'éviter une forme de corporatisme attaché à ma société.
- Pour les dessinateurs extrémistes ici absents, ils sont publiés dans des revues plutôt confidentielles, l’intérêt reste discutable… Nous voulions des dessinateurs en activité déjà avant les attentats à Charlie, et qui publient encore aujourd’hui dans des médias bien identifiés et visibles.
- Plantu devait faire partie du livre, mais cela n’a pas pu se faire pour plusieurs raisons que je ne détaillerais pas ici.
- De chez Charlie, Faujour  y dessine toujours. Même si c’est plus épisodique depuis l’arrêt de la chronique de Antonio Fischetti qu’il illustrait. Besse et Gros y ont également travaillé. Au moins une personne en plus de la rédaction de Charlie a été contactée, mais sans réponse, et nous n’avons pas voulu insister en ce qui la concerne.
- Effectivement, le gros mérite de Fabienne Desseux est d’avoir opté pour des interviews croisées. Ceci afin de bien mettre en évidence les différends de points de vue de chacun. Le métier de dessinateur de presse est bien plus riche que l’impression qu'aurait donnée un empilage d’interviews. Cela aurait rendu l’ouvrage sans grand intérêt. Éviter de se laisser aller à la facilité n’est pas le moindre de ses mérites !
En espèrent ces précisions utiles. Bonne lecture !

James Tanay (Iconovox)

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