Vous aimeriez vous rendre en Angleterre mais, claustrophobe, vous vous interdisez le tunnel sous la Manche. L’avion ? Le ferry ? trop polluants... la solution ? l’auto-canoë bien sûr ! Vous vous métamorphosez en canoë : vous gonflez d’air des coussins en caoutchouc galvanisé qui vous permettent de flotter, vous fixez à l’une de vos chaussures semellée de bois un petit mat, auquel vous accrochez une voile, une mini-trinquette, vous empoignez une pagaie et vogue la galère.

Non, ce n’est pas une fiche de bricolage du professeur Choron, mais le matériel utilisé par le Capitaine Boyton !!!
En 1875, cet écologiste traversa la Manche de Douvres à Boulogne en 16 heures et en zig-zag à cause des courants. A son arrivée, l’hôtel lui avait fait « couler » (sic) un bain chaud, Cham y fait allusion dans sa caricature. Avec le même équipement ad hoc, le capitaine reprit la mer dans l’autre sens : une gravure nous le montre prudent, son porte-voix  à la main.

Traverser, oui... être éperonné, non !


Pour plus de détails, voir les articles de L’Univers Illustré du 24-04 et du 05-06-1875 page 263 colonnes 1 et 2 puis page 359 colonne 3.

DD

Les cocasseries de Daniel Dugne : l'auto-canoë, une ludie du 19e siècle
Les cocasseries de Daniel Dugne : l'auto-canoë, une ludie du 19e siècle

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :