Lu sur le site de Ouest-France :

C’est un matin comme les autres à Ouest-France . Les journalistes du siège du journal, à Rennes, prennent le relais des journalistes pigistes et correspondants basés aux États-Unis, au Costa Rica, au Canada et au Japon, pour le relais de l’actualité internationale et nationale.

À la même heure, dans son journal, sur les réseaux sociaux, le lecteur Ouest-France goûte à sa parenthèse souriante de l’actualité, le dessin de Chaunu. La petite respiration du matin qui fait du bien.

La mécanique est la même, tous les jours, pour Emmanuel Chaunu, le dessinateur normand du journal depuis 2007. L’homme qui « aime mettre les gens en boîte », nourrit ses inspirations d’information en continu. « Je cherche un sujet de surface. Il faut que le dessin parle au plus grand nombre. Un sujet sur lequel le lecteur est déjà informé, car on ne s’informe pas avec un dessin. C’est une mécanique à la fois simple et compliquée. »

Un sourire dans une actualité pas toujours rose

À la même heure, le pilote du journal du jour fait le tour de l’actualité, commence à valider les efforts rédactionnels lors des réunions de rédaction. Aujourd’hui, Laetitia Greffié, rédactrice en chef déléguée, est aux manettes. En cette fin de matinée, elle prend son téléphone pour quelques minutes de conversation avec le dessinateur. S’ensuit un échange sur l’actu, ses décalages, ses paradoxes, ses ironies du sort. Ce qui peut prêter matière à inspiration.

« On échange sur les choix éditoriaux que l’on aura dans le journal, sur quoi il est possible de dessiner, explique Laetitia Greffié. L’idée pour nous est d’amener un sourire quotidien dans une actualité pas toujours rose. » Au choix, un dessin pour illustrer un article en cours d’écriture ou un regard sur l’actualité proposé en pied de page « Monde » ​ou « France »​, en autonomie. C’est cet exercice que préfère Chaunu. « Il permet une autonomie du regard. »

Ce doit toujours être une découverte

Il entame dans la foulée de cet appel téléphonique ce qu’il appelle son « défi ». Une mécanique de l’esquisse, « un rituel », un éternel recommencement, où il couche des propositions. « Je dessine vite. Je considère que ce doit toujours être une découverte pour le lecteur ».

Même si l’actualité, comme ces derniers mois, tourne souvent autour des mêmes thématiques telles que le coronavirus ou Trump. « Le paradoxe, c’est une forme de routine pour moi où je dois pouvoir amener du changement. Tout ce que je n’ai pas de changement dans mon quotidien, je l’amène dans ce petit carré », déclare Chaunu.

Une quinzaine d’esquisses

Ce petit carré, comme il l’appelle, arrive sous forme d’une dizaine ou d’une quinzaine de propositions différentes soumises chaque début d’après midi à la rédactrice ou au rédacteur en chef de jour.

Comment le choix est-il orienté ? « Je cherche le dessin qui m’a fait rire, explique Laëtitia Greffié. Le plus simple à comprendre immédiatement. Il doit aussi correspondre à nos chartes. Trois critères pas toujours simples à conjuguer. En sachant que l’humour n’est pas le même pour tout le monde, cela peut donner lieu à réaction. »

C’est un matin comme les autres à Ouest-France . Les journalistes du siège du journal, à Rennes, prennent le relais des journalistes pigistes et correspondants basés aux États-Unis, au Costa Rica, au Canada et au Japon, pour le relais de l’actualité internationale et nationale.

À la même heure, dans son journal, sur les réseaux sociaux, le lecteur Ouest-France goûte à sa parenthèse souriante de l’actualité, le dessin de Chaunu. La petite respiration du matin qui fait du bien.

La mécanique est la même, tous les jours, pour Emmanuel Chaunu, le dessinateur normand du journal depuis 2007. L’homme qui « aime mettre les gens en boîte », nourrit ses inspirations d’information en continu. « Je cherche un sujet de surface. Il faut que le dessin parle au plus grand nombre. Un sujet sur lequel le lecteur est déjà informé, car on ne s’informe pas avec un dessin. C’est une mécanique à la fois simple et compliquée. »

Un sourire dans une actualité pas toujours rose

À la même heure, le pilote du journal du jour fait le tour de l’actualité, commence à valider les efforts rédactionnels lors des réunions de rédaction. Aujourd’hui, Laetitia Greffié, rédactrice en chef déléguée, est aux manettes. En cette fin de matinée, elle prend son téléphone pour quelques minutes de conversation avec le dessinateur. S’ensuit un échange sur l’actu, ses décalages, ses paradoxes, ses ironies du sort. Ce qui peut prêter matière à inspiration.

« On échange sur les choix éditoriaux que l’on aura dans le journal, sur quoi il est possible de dessiner, explique Laetitia Greffié. L’idée pour nous est d’amener un sourire quotidien dans une actualité pas toujours rose. » Au choix, un dessin pour illustrer un article en cours d’écriture ou un regard sur l’actualité proposé en pied de page « Monde » ​ou « France »​, en autonomie. C’est cet exercice que préfère Chaunu. « Il permet une autonomie du regard. »

Ce doit toujours être une découverte

Il entame dans la foulée de cet appel téléphonique ce qu’il appelle son « défi ». Une mécanique de l’esquisse, « un rituel », un éternel recommencement, où il couche des propositions. « Je dessine vite. Je considère que ce doit toujours être une découverte pour le lecteur ».

Même si l’actualité, comme ces derniers mois, tourne souvent autour des mêmes thématiques telles que le coronavirus ou Trump. « Le paradoxe, c’est une forme de routine pour moi où je dois pouvoir amener du changement. Tout ce que je n’ai pas de changement dans mon quotidien, je l’amène dans ce petit carré », déclare Chaunu.

Le prolifique Chaunu se bride-t-il dans cet exercice ? « Le dessin de presse et un éternel recommencement. Je sais que c’est un dessin pour Ouest-France, où on ne rajoute pas, on taille, c’est comme pour un jardin à la française, sourit-il malicieusement. Je suis resté un gamin, le dessin pour moi, c’est la promesse de l’enfance. »

Le choix du dessin du jour arrêté, l’exercice n’est pas terminé. Deux coloristes auxquels fait appel Chaunu prennent le relais du dessin finalisé. Un contre-la-montre pour assurer le retour de la production avant 21 h.

Là où le journaliste de la « mise en scène » l’attend pour le glisser en bonne place dans la page, prêt à être envoyé sur les rotatives où il sera imprimé plus de 700 000 fois, avant d’arriver à côté de votre bol sur la table de votre petit-déjeuner. Un journal et un sourire en prime. « S’il vous plaît, ne me privez pas du merveilleux dessin de Chaunu et de son regard sur l’actualité », nous écrivait encore récemment Claude, une lectrice.

Le dessin, lui, poursuivra sa vie sur les réseaux sociaux où il subit un joyeux ping-pong de commentaires. Mais il est déjà l’heure de repenser au dessin du jour… et aux trois dessins du Dimanche Ouest-France. Quand on vous dit que Chaunu, en plus d’être imaginatif, est prolifique.

Et ce n’est pas le projet de « La minute de Chaunu »​, dessin hebdomadaire commenté en vidéo, appelé à sortir sous peu, qui vous prouvera le contraire.

https://www.ouest-france.fr/medias/ouest-france/comment-sont-concus-et-choisis-les-dessins-de-chaunu-a-ouest-france-7134191

Tag(s) : #Dessinateurs Caricaturistes

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :