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Dessin de Cabriol, « Alfred Le Petit », Les Hydropathes n° 9, 15/5/1879.


Après la guerre de 1870, de nombreux clubs littéraires voient  le jour à Paris. L'engouement pour les cabarets et l'esprit bohème voire "fumiste" réunit des artistes à l'esprit novateur et peu conformiste. 
Le club des Hydropathes est créé par Émile Goudeau en octobre 1878. Le cercle obtient un succès rapide : dès sa première séance, il réunit soixante quinze personnes et il comptera jusqu'à trois cent cinquante participants. Cette réussite était due en grande partie à son président et animateur Émile Goudeau mais aussi à une certaine bienveillance des autorités et à la facilité d'inscription. Celui qui voulait s'inscrire n'était pas tenu de mentionner sur sa demande au président un talent quelconque dans la littérature, la poésie, la musique, la déclamation, la caricature ou tout autre art.

Les participants déclament leur poésie ou leur prose à haute voix devant l'assistance lors des séances du vendredi soir. Le club se réunit d'abord dans un café du Quartier Latin puis, à partir de 1881, au Chat noir de Rodolphe Salis. Il fait salle comble. C'est après une série de chahuts provoqué par le trio Jules Jouy, Sapeck et Alphonse Allais qui lancent des pétards et des feux d'artifices que le club disparait en 1880.

Dans l'esprit du temps, Emile Goudeau fonde une revue satirique illustreé Les Hydropathes, qui propose notamment en couverture le portrait charge des adhérents les plus fameux. On y retrouve des biographies et des portraits satiriques d'Emile Goudeau, André Gill, Félicien Champsaur, Coquelin Cadet, Charles Cros, Sarah Bernhardt, Charles Lomon, Maurice Rolinat, Alfred Le Petit, Auguste Vacquerie, Luigi Loir, Mélandri, Raoul Fauvel, Charles Frémine, Georges Moynet, Alphonse Allais, Sapeck, Emile Cohl, ....

Se transforme en Tout-Paris, "hebdomadaire illustré".

Dessins de Cabriol, Emile Cohl, et Sapeck.


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