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DESCRIPTION DE L’EVENEMENT (fournie par les organisateurs)

1. Titre
Karika’Fête (Fête internationale de la caricature de Kinshasa)

2. Lieu
Kinshasa, République Démocratique du Congo, (RDC)

3. Période
 Du 1er au 04 décembre 2007

4. Résumé

Le présent événement vise la vulgarisation, au moyen de la caricature, des valeurs démocratiques à la base (élections libres et démocratiques, droits et libertés individuels, tolérance, non-violence, paix...), c’est-à-dire, au sein du Congo d’en bas en général, plus précisément au sein des catégories marginalisées (les enfants, les jeunes et les femmes). 

Pour y parvenir, cette entreprise implique par conséquent trois (3) principales activités :

1. La formation
Initiation des jeunes à la caricature.

2. L’information
Accès aux nouvelles technologies et mise en place des réseaux de communication et d’échanges en matière de caricature.
 
3. La sensibilisation
Mobilisation de l’opinion nationale autour des questions d’intérêt public afin de trouver des solutions appropriées et de faire progresser la société.

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5. Objectifs 
-    Vulgariser les valeurs démocratiques au moyen de la caricature;

-     Eduquer à la culture démocratique et à l’appropriation de l’Etat de droit ;

-    Favoriser le jeu démocratique (débat contradictoire, élections libres  et transparentes, l’intégration nationale, sécurité des biens et des personnes) ;

-    Promouvoir l’égalité entre les sexes, les droits de l’homme et ceux de l’enfant.


7. Justifications
Avec sa superficie de 2.345.000 Km2, la République Démocratique du Congo, champ d’application du présent événement, présente les dimensions d’un sous-continent. En Afrique, seuls le Soudan et l’Algérie sont plus étendus qu’elle. Sur la carte de l’Europe, la R.D.C. couvrirait une fois et demie l’Allemagne, la Belgique, le Pays Bas, l’Italie, la France, l’Angleterre, l’Irlande et le Luxembourg réunis. En outre, plus de 450 tribus peuplent le territoire congolais. Cependant, la R.D.C., malgré son sous-sol scandaleusement riche, compte parmi les pays les plus pauvres de la planète, et plus d’un quart de sa population ne sait ni lire ni écrire.

En août 1998, la R.D.C. a connu une guerre particulièrement meurtrière qui justifie aujourd’hui la présence, sur son sol, de la Mission d’Observation des Nations Unies. Au moment où celle-ci, appuyée par la communauté internationale, soutient et appuie l’organisation des toutes premières élections en RDC, il importe de préparer, par tous les moyens, gouvernants et gouvernés à la culture de la paix, de la tolérance et de la démocratie. Ainsi, dans un pays où le taux d’analphabétisme est très élevé, l’on a jugé utile de recourir à la caricature qui a un gros impact sociologique dans la formation de l’opinion. 

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8.  Les groupes-cibles
Les groupes-cibles sont : les enfants, les jeunes et les femmes. Les deux premières catégories représentent, d’après des statistiques récentes, 70% de la population, et constituent ainsi le fer de lance de tout projet d’intérêt général. Les jeunes doivent être éduqués et conscientisés pour qu’ils arrivent à jouer un rôle décisif dans le processus démocratique et dans la reconstruction nationale. La femme en revanche, c’est elle qui éduque les enfants ; elle est par conséquent l’équilibre de la famille, cellule de base de toute une nation. C’est pourquoi la femme doit être sensibilisée pour qu’elle ne se contente plus de jouer le second rôle, pour qu’elle se prenne en charge. Si la situation sociale de la femme congolaise s’améliore, tout le monde en profitera, la nation avant tout !

Au moment où l’heure est à la reconstruction nationale en République Démocratique du Congo, la nécessité de vulgariser les valeurs démocratiques et de défendre la bonne gouvernance ainsi que l’esprit de transparence dans la gestion publique, devient très pressant. Dans un contexte où beaucoup d’enfants (et plus que des filles que des garçons) qui commencent l’école, doivent l’abandonner en raison de leur pauvreté et d’autres contraintes familiales ou sociales, la caricature (imprimée dans la presse écrite, portée au petit écran ou encore affichée dans les centres urbains) a un rôle, non négligeable, à jouer dans l’éveil des consciences tout en les égayant.

Considérée comme un indispensable complément aux médias traditionnels, la caricature, sans être pourtant exploitée de façon méthodique et systématique, n’a pas manqué d’efficacité dans le processus de démocratisation du 24 avril 2004, en République Démocratique du Congo.

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9. "Caricaturer l’impunité"

    En visant, dans l’ensemble, l’éducation civique et démocratique des Congolais à la base, et particulièrement l’impunité, la 7ème édition de Karika’Fête contribue inévitablement à soutenir la démocratisation en République Démocratique du Congo, et par ricochet,  favorise l’émergence d’un Etat de droit. En effet, en combinant trois activités principales (formation, information et sensibilisation), la Karika’Fête fait participer et mobiliser des communautés entières en faveur de l’amélioration de leurs conditions de vie. Au même titre que le journaliste, le caricaturiste, à travers ses réalisations, encourage l’administration de proximité fondée sur la bonne gouvernance, le renforcement des capacités de participation politique et de l’autonomie des populations à la base. De ce fait, la caricature a un rôle de premier plan dans la lutte contre les antivaleurs de la société congolaise, plus particulièrement.

10. Description détaillée des activités
a. La formation
     Initiation des jeunes de 10 à 18 ans à une autre forme de caricature : la caricature de développement, c’est-à-dire, pratiquée dans la perspective de conscientiser les masses à prendre en charge leur devenir, à comprendre leurs problèmes et à les solutionner. Le caricaturiste doit en effet être conscient de sa responsabilité sociale ; ainsi ses œuvres doivent refléter les préoccupations de la société, correspondre aux aspirations de la population (droits de la personne humaine, santé, sécurité, développement...) La formation des jeunes caricaturistes passe par l’organisation des séminaires et ateliers animés par les professionnels de la caricature.

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Pour le CACasbl, la caricature ne se limite pas à relater passivement l’actualité ou les événements ; elle doit aussi s’efforcer de dénoncer systématiquement toute entrave au développement (mauvaise gouvernance, violations des droits de l’Homme, violences faites à l’enfant et à la femme, corruption, tribalisme, Sida, …). Le concept de « caricature de développement » a donc été forgé par le CAC pour contribuer à consolider les capacités des individus et des collectivités à atteindre leurs objectifs de développement, à comprendre et à solutionner leurs problèmes, et à les conscientiser d’avantage à prendre en charge leur devenir.

Depuis 2001, en marge de toutes des éditions du Festival Karika’Fête, le Centre Africain de la Caricature organise, ce genre de rencontres pour initier la jeunesse congolaise au métier de la caricature de presse et préparer ainsi la relève dans ce secteur.

Cette année, dans le cadre du cinquantenaire de la caricature dans la presse congolaise, le Centre Africain de la Caricature projette pour tout le mois de novembre un séminaire-atelier d’initiation à la caricature de presse et de création d’un journal satirique. 25 jeunes inscrits seront formés à cet effet à Yolo, un des quartiers les plus populaires de Kinshasa

b. l’information
-    Accès aux nouvelles technologies et mise en place des réseaux de communication et d’échanges dans le domaine de la caricature de développement.

-    Création d’un journal grand public (Actukatur, lancé depuis mars 2007) consacré uniquement à la caricature de développement.

c. Sensibilisation
-    Mobilisation de tous les caricaturistes de presse autour de leur mission d’informer, d’éduquer la masse et de la faire participer au jeu démocratique.

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-     Expositions et exposés scientifiques (expositions itinérantes avec plus d’une centaine de caricatures réalisées et envoyées par des artistes du monde entier, conférence – débat, atelier et séminaires...) appuyés par une campagne d’affichage et de dessins muraux dans les centres urbains et ruraux de la République.

« La responsabilité sociale et morale du journal satirique sous la IIIème République en RDC » est le thème retenu cette année dans le cadre d’un cycle des exposés scientifiques qui sera animé par le CACasbl, dans les écoles, universités et autres milieux associatifs.


11.  La 7ème Karika’Fête
Le festival Karika’Fête est un cadre privilégié de rencontres et d’échanges d’expériences entre caricaturistes, professionnels de l’édition et autres Responsables des organismes d’appui à la démocratie, en vue de favoriser la création artistique et la production des supports de communication spécialisés en République Démocratique du Congo.
A travers le festival Karika’fête, la vision du Centre Africain de la Caricature consiste non seulement à promouvoir et populariser la caricature, mais aussi à en faire un moyen privilégié de défendre la paix et de combattre les antivaleurs de la société africaine. En tant que structure professionnelle d’information et d’éducation au moyen de la caricature, le CACasbl est parfaitement conscient de sa mission fondamentale d’éclairer et d’enrichir le débat dans la cité. C’est la raison pour laquelle il privilégie, avant tout, l’environnement immédiat du Kinois et de l’Africain moyens (les milieux ruraux et urbains). Question d’atteindre le public dans son univers quotidien à travers les caricatures.


12.  Le porteur du projet
Organisme Responsable : Centre Africain de la Caricature (CACasbl)
Directeur Général
Alain MUSHABAH’ MASSUMBUKO

Directeur de la Communication
Didier M’BUY MITWO

Paulette MPONDA wa MPONDA
Administratrice du Festival

Tél. : (+243) 081 68 61 618 / 099 99 81 390 / 089 89 49 173
Courriel : centrafcar@yahoo.fr
1bis, rue LUKENIE, Quartier YOLO NORD, Commune de KALAMU  
KINSHASA – République Démocratique du Congo


Institution à vocation culturelle et scientifique, le CACasbl a été créé en 1991, à Kinshasa et agrée sous le n° 163.621, Folio 126.136 Vol. CLL, Hôtel de Ville de Kinshasa, le Centre Africain de la Caricature collabore étroitement avec tous les professionnels congolais de la caricature évoluant dans la presse écrite ou en free-lance (indépendants), et ceux des médias graphiques et audiovisuels.

Le Centre Africain de la Caricature (CACasbl)
Le Centre Africain de la Caricature (CACasbl) est une organisation indépendante de caricaturistes en République Démocratique du Congo. Il a été fondé en 1991 et compte aujourd’hui plus 217 professionnels du dessin de presse sur l’ensemble du territoire national.

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La mission du CACasbl est de promouvoir et de vulgariser au Congo et en Afrique, ce qu’il appelle la « caricature de développement ». Le CACasbl considère, en effet, la caricature comme un instrument de développement, un moyen de mobilisation sociale autour de questions d’intérêt communautaire.

A long terme, le CACasbl veut devenir une passerelle entre les caricaturistes du Congo et ceux de l’étranger, ainsi qu’un intermédiaire entre ces artistes et le secteur public ou privé, afin d’utiliser la caricature dans divers projets de développement, de sensibilisation, de santé, etc. En outre, le CACasbl veut encourager la recherche scientifique et de nouvelles applications en matière de caricature et de dessin humoristique.

Les activités du CACasbl s’articulent en 4 axes :

Formation
Initiation des jeunes de 10 à 25 ans à la caricature de développement ; Ateliers de formation et de recyclage des professionnels et des amateurs, animés par des dessinateurs réputés et expérimentés.

Information
Les dessins des membres du CACasbl sont publiés quotidiennement dans un grand nombre de journaux congolais, mais aussi dans quelques publications panafricaines, telles que L’Autre Afrique, et même occasionnellement dans des journaux européens, comme le journal flamand Scherper ou l’italien Nigrizia.

Sensibilisation
Karika’Fête est organisée depuis 2001 par le CACasbl organise. Chaque année, autour d’un thème, le festival est ouvert à tous les caricaturistes de RDC et d’ailleurs. En partenariat avec différents organismes locaux et internationaux, le CACasbl participe à l’élaboration des supports spécialisés en rapport avec des campagnes sur la liberté d’expression, ségrégation raciale, la mafia et l’eau (Italie, 2003, 2004, 2005, 2006), les objectifs du millénaire (Allemagne, 2005).

Documentation
La collecte et la conservation de toute documentation (plus d’un dessins et écrits originaux, livres et recueils de caricatures sont conservés au CACasbl…) relevant du domaine de la caricature et du dessin humoristique en Afrique, et en RDC en particulier, constitue le quatrième axe du CACasbl.

Le CACasbl au sein du réseau mondial de la caricature
Le CACasbl participe également aux divers événements et rencontres célébrant la caricature à travers le monde, notamment au Cameroun, au Congo Brazzaville, en Afrique du Sud, en Centrafrique, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Belgique, en Italie, en France, en Turquie, en Roumanie, au Japon, aux USA…     
En effet, le CAC collabore ou a collaboré avec les structures suivantes : l’Académie des Beaux Arts de Kinshasa (RDC), l’Institut des Musées Nationaux du Congo (Kinshasa, RDC), le Centre Congolais de la Bande Dessiné (Kinshasa, RDC), l’Union des Jeunes Dessinateurs et Peintres (Goma, RDC), le Vicanos Club (Lubumbashi, RDC), le Centre Européen du Dessin Humoristique (Kruishoutem, Belgique), AFRICARTOON (Rome, Italie), Scuola Romana dei Fumetti (Ecole Romaine des illustrateurs et dessinateurs des bandes dessinées – Rome, Italie), Association IRONDEL (Yaoundé, Cameroun), Association Coup d’Crayon (Douala, Cameroun), Cartoonist Rights Network International (Réseau international pour la défenses des droits des caricaturistes - New York, USA), Cartoonist Rights Network / East European (Roumanie), ARTOTAL (France)…

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