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Emmanuel Chaunu, in : Une époque vachement folle, Caen, 1996, p. 47

Loin de rester un phénomène limité aux années soixante, la réconciliation est devenue un sujet récurrent de la caricature franco-allemande. Longtemps omniprésent, ce motif est, aujourd'hui encore, l'arrière-plan de nombreux dessins traitant de la coopération. Mais, depuis de Gaulle et Adenauer, peu de couples sont parvenus à influencer durablement le répertoire graphique franco-allemand. En effet, si la décision de Valéry Giscard d'Estaing de ne plus considérer le 8 mai comme jour férié et l'installation d'une ligne téléphonique directe entre Paris et Bonn ont été abondamment commentés, les mises en images de la coopération insistaient à l'époque sur l'importance de la communication directe. Plus pragmatiques que symboliques, elles sont comparables aux caricatures montrant des chefs d'Etat se retroussant les manches et ne sont pas spécifiques au couple France-Allemagne. Au niveau stylistique, seul le couple Kohl-Mitterrand contribua à un véritable renouvellement du genre. Symptomatique d'une esthétisation du discours politique, la scène qui se déroula à Verdun en 1984 fit à tel point fortune que certains dessinateurs la déclinèrent sur les modes les plus divers. Aujourd'hui, cette poignée de mains qui n'en fut pas une, constitue un nouvel élément de référence dont il faudra suivre l'évolution future.

Bilatéralité et la continuité
La caricature politique ne se limite pas à l'évocation de quelques figures illustres. La notion de couple et les relations bilatérales ont été propices à l'utilisation de certaines techniques comme la symétrie, les effets d'ombre ou de miroir ; l'intensité étant alors particulièrement sensible dans des dessins aux lignes épurées. A la fin du siècle dernier, ces moyens graphiques visualisaient immanquablement les dichotomies transrhénanes. La plupart des allégories et des symboles trouvant des pendants chez le voisin, ces confrontations s'avéraient cohérentes et pertinentes. Si depuis les années cinquante la symétrie a régulièrement été adaptée, elle permet maintenant de traduire les notions de bilatéralité, d'équilibre et de concordance (12).
   
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Hans Geisen, in : Informationen zur politischen Bildung „Frankreich“ (186), p. 51

Deux événements sont pourtant venus compromettre la pertinence de la symétrie dans les caricatures sur le couple franco-allemand : côté français, les différentes cohabitations transformèrent celui-ci en « relation triangulaire ». Et, en Allemagne, la réunification privilégia l'utilisation de la symétrie pour les questions interallemandes. Parallèlement à la notion de bilatéralité, la continuité des relations entre chefs d'Etat trouve, elle aussi, son expression graphique dans de nombreuses caricatures. Observant la scène à l'écart - par exemple sur un petit nuage - mis en abyme sur un tableau ou présents par un jeu d'ombres portées, le couple de Gaulle-Adenauer est ainsi à nouveau mis à contribution. Dans leurs travaux, il n'est pas rare que les dessinateurs associent bilatéralité et continuité.

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Emmanuel Chaunu, in : archives personnelles du dessinateur (1993)

Entre crise et harmonie : les images doubles du couple franco-allemand
Susceptibles d'évoquer à la fois l'harmonie et les crises, les images doubles révèlent que les dessinateurs ne sont pas dupes du jeu politico-médiatique : ils savent que les relations franco-allemandes ne sont pas aussi idylliques que les dirigeants veulent bien le dire, ou le montrer. Les images doubles témoignent du fait que divergences et malentendus perdurent dans certains domaines. Leur ambivalence fondamentale amène à s'interroger sur la nature profonde de la coopération. Elle illustre les méfiances réciproques et stigmatise l'idée de rapports de force. Ainsi, les allusions au mythe de Sisyphe ou les références au dieu Janus s'avèrent-elles particulièrement ambiguës : si le couple franco-allemand s'acharne à rouler sur la pente d'une montagne une pièce d'un Euro, le thème de la chute et le caractère dérisoire de ce geste restent inhérents à de telles représentations. Dans un registre plus trivial, il en va de même pour les dessins comparant la coopération bilatérale à une recette de cuisine : la sauce peut prendre, mais la dernière spécialité franco-allemande peut également déplaire aux autres convives, en particulier aux autres membres de l'Union européenne. Cette remarque vaut également pour les commentaires graphiques d'ordre météorologique : les journées pluvieuses et ensoleillées se succèdent en effet pour évoquer la politique monétaire commune.

De la lune de miel aux scènes de ménage
A l'instar des autres commentateurs, les caricaturistes se sont également laissés tenter par le champ métaphorique de la vie conjugale. Reprenant des éléments de la satire sociale ou galante, ils ont pu puiser dans autre registre caricatural traditionnel. Alternant les visions idylliques avec les scènes de ménage, ils les ont transposées au monde politique actuel. Concrétisant le réseau de correspondances - si souvent établi par les médias et par les dirigeants eux-mêmes - entre sphère publique et privée, l'imbrication des deux niveaux permit en particulier de rendre graphiquement les notions de confiance ou, dans les mauvais jours, de trahison et de jalousie. Rejoignant la sagesse populaire, riche en expressions idiomatiques sur le mariage, les caricaturistes ont ainsi varié leurs mises en scène du couple. Une telle schématisation des relations franco-allemandes montre l'évolution du dialogue entre les deux pays ; ne cherchant pas à occulter les hauts et bas de cette communauté de destin, elle va jusqu'à s'en nourrir. La France et l'Allemagne étant unies pour le meilleur et pour le pire, les dessinateurs polémiquent sur la routine des rencontres officielles ; ils l'illustrent en montrant un vieux ménage victime d'incommunicabilité et prisonnier de ses habitudes. Du coup de foudre au mariage de raison, en passant par l'échange de serments enflammés, le caractère solennel de la réconciliation a pu être comparé à l'union de deux êtres et à la célébration d'un mariage. Le te deum joué dans la cathédrale de Reims en juillet 1962 a été, à plusieurs reprises, présenté comme une cérémonie nuptiale dont le Traité de l'Elysée faisait office de contrat de mariage. Depuis, tous les clichés associés à la guerre des sexes ont su trouver un écho dans les dessins de presse. La répartition des rôles au sein du couple (sexe fort-sexe faible, initiative du premier pas, etc.) et les revendications d'égalité ou d'émancipation se prêtent assez bien à l'interprétation des relations franco-allemandes.

A chaque fois, c'est l'actualité qui motive et oriente le ton du discours caricatural. En fait, le champ métaphorique du couple « homme-femme » rejoint un autre leitmotiv de la caricature franco-allemande : si, dès son avènement, celle-ci foisonna d'allusions sexuelles et érotiques (13), ces représentations impliquent une équivalence sexuée des signifiants. Ignorant dans leur majorité l'existence de « Michel » et de son bonnet de nuit, les dessinateurs français ont eu plus de mal que leur collègues allemands à trouver un fiancé à Marianne. Unir celle-ci au petit Bavarois reviendrait à un mélange des genres à mi-chemin entre allégorie et stéréotype. Dans ce domaine, d'autres possibilités ont été exploitées par les dessinateurs : Emmanuel Chaunu est, lui, resté dans les associations emblématiques en représentant un coq et un aigle réunis sous une même couette aux couleurs européennes. Quant à Plantu, il lui est arrivé de montrer Monsieur Dupont enlacé avec Gretchen. Mais, dans les deux cas, les référents évoquaient plus les deux collectivités nationales que l'action concertée et individualisée des deux gouvernements. Contre toute attente, le rôle prépondérant des hommes politiques dans la caricature politique actuelle n'a pas contrecarré les comparaisons amoureuses ou conjugales. L'imagerie républicaine conduisit presque naturellement à une féminisation des dirigeants français. Dans cette répartition des rôles, la référence à Marianne est déterminante. A l'inverse, le physique imposant et tout en rondeurs d'Helmut Kohl a poussé certains caricaturistes à le représenter en matrone.

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Ernst Heidemann, in : C. Dauvillier / M. Köchling, Bild als Sprechanlaß, Bonn, 1988, p. 73

Un regard rétrospectif sur la production caricaturale des trente dernières années révèle que les dessinateurs allemands recourent plus volontiers que leurs collègues français au travestissement des hommes politiques. Il n'est d'ailleurs pas nécessaire d'aller si loin dans le burlesque pour évoquer le couple. Des accessoires aujourd'hui devenus familiers comme le banc, le canapé ou le lit suffisent la plupart du temps, et le choix du mobilier résulte du point de vue défendu. Si le banc évoque le flirt, les tentatives de séduction et les amours débutantes, le lit renvoie à une relation ardente ou au thème de l'adultère, alors que le canapé est devenu l'apanage des vieux couples. Les métaphores pseudo-sentimentales relevant du second degré, elles gagnent de plus en plus en abstraction.

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Ironimus (Gustav Peichl) , in : Süddeutsche Zeitung, 30.08.1993

Le dessinateur allemand Ironimus se contente alors de montrer un canapé pour faire passer le message de la routine et de la continuité. Et en France, lorsque Plantu montre Helmut Kohl et Jacques Chirac dans un même lit, il respecte les convenances vestimentaires et ne va pas jusqu'à féminiser l'un d'entre eux. Chez Emmanuel Chaunu, l'allusion conjugale relève également du clin d'oeil, puisqu'elle est avant tout verbale : Jacques Chirac se contentant de poser la question suivante au chancelier allemand : « M'accorderiez-vous votre main, Helmut ? »

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Plantu, in : Le Monde, 30.01.1997

Une coopération à géométrie variable
Parfaitement intégrés au répertoire traditionnel de la satire illustrée, les rapports de taille et de poids font tout autant partie des moyens graphiques de prédilection utilisés pour mettre en images le couple franco-allemand. Eux aussi peuvent être considérés comme des images doubles, puisque les jeux de proportions contribuent à visualiser les rapports de force et de dépendance. Si le besoin s'en fait sentir, ils permettent indirectement d'exprimer un danger ou une menace. Généralement, le géant est non seulement imposant, mais il est aussi agressif : il ranime la peur de l'ogre des contes pour enfants. A l'inverse, l'image du colosse inoffensif, confronté à un gnome malfaisant, a également fait des émules. Cette relativité toute gulliverienne justifie l'emploi de ce moyen rhétorico-visuel. Il laisse aux dessinateurs une marge, une certaine liberté d'expression qui rendent superflu le recours à d'autres attributs. Au même titre que la symétrie, ce discours symbolique minimal ne manque pas d'éloquence. Utilisé dès de Gaulle et Adenauer dans les caricatures du couple, il a été repris pour thématiser les déséquilibres entre les deux partenaires. Dans les dessins des années soixante, c'est la France qui était plus grande que l'Allemagne ; cet état de fait correspondait alors au stade « vainqueur-vaincu ».

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Willem, in : Libération, 15.07.1994

Par la suite, indissociable du fameux miracle économique, le lieu commun faisant de l'Allemagne un « nain politique et un géant économique » servit de cadre référentiel à bon nombre de caricatures. Définitivement ébranlée depuis la réunification, cette conception ne trouve plus d'adeptes actuellement. Alors que les dessinateurs allemands recourent volontiers aux motifs de la séduction et de la spoliation, il semblerait que les dessinateurs français font preuve d'un engouement particulier pour l'évocation des rapports de force par le biais de disparités liées à la taille ou au poids. En réalité, de telles mises en scène reflètent les inquiétudes d'une France devant peu à peu renoncer à ses rêves de grandeur, d'un pays redoutant de se voir condamné à rester dans l'ombre de son voisin. Ces phénomènes d'auto-perception sont connotés psychologiquement : au-delà de la conjoncture économique ou diplomatique, ces dessins révèlent implicitement des complexes d'infériorité et un véritable manque de confiance en soi. Dans le même esprit, il arrive que les dirigeants français, perdant toute autonomie, se retrouvent infantilisés : Kerleroux a, par exemple, représenté en 1993 un Edouard Balladur miniaturisé et manipulé comme un vulgaire baluchon par le chancelier allemand. Les caricaturistes sont d'ailleurs aidés par la physionomie des chefs d'Etat ; ils n'ont la plupart du temps qu'à se laisser inspirer par le physique réel des personnalités au pouvoir. Ce fut le cas pour Charles de Gaulle et c'est à nouveau vrai pour Helmut Kohl. Ayant longtemps fait face à un François Mitterrand plus petit que de nature, il est aujourd'hui représenté en compagnie d'un Jacques Chirac élancé, parfois amaigri. Même lorsque les dessinateurs lui adjoigne son Premier ministre, le président français ne fait pas toujours le poids et c'est Helmut Kohl qui continue de faire pencher la balance du côté allemand.

Le rapport conflictuel et ambigu entre satire et pouvoir est très ancien. L'histoire de la satire politique illustrée est ponctuée d'exemples montrant que celle-ci s'oppose, par définition, à la langue de bois. Frondeuse, la caricature politique s'est très rapidement vu attribuer la tâche de réviser, de corriger ou de nuancer les portraits flatteurs des puissants. Plus de trente ans après la signature du Traité de l'Elysée, dans un monde largement dominé par le politiquement correct, il est de bon ton de glorifier le couple France-Allemagne.

Si la coopération bilatérale est devenue une valeur sûre, il serait pourtant dangereux de refuser de soumettre l'acquis à un examen critique et de négliger les questions que posent, en contre-point des photographies officielles, les dessinateurs satiriques des deux pays. Il convient en effet de rappeler le caractère dangereux de visions historiques en apparence immuable venues d'en haut : si l'entente apparaît aussi évidente que l'animosité de jadis, elle risque de se fossiliser. Fixées dans un registre limité de formules parfois trop complaisantes du type « nos amis allemands », les relations bilatérales se verraient ainsi enfermées dans une routine oratoire. L'émotionalisation exagérée des enjeux politiques dont les dirigeants se font les fers de lance tend à discréditer les relations franco-allemandes, en leur ôtant ce qui fait leur sens et leur substance. De même, un décalage trop important entre la représentation d'une fusion quasi mystique de la France et de l'Allemagne sous l'égide de l'Union européenne et les réalités quotidiennes des citoyens compromettrait l'entreprise communautaire. D'ailleurs la rhétorique de l'amitié dont se nourrissent les discours officiels ne peut servir de critère absolu pour mesurer, en pratique, le degré réel de réconciliation et d'échange entre les deux peuples. Dans ce domaine, « il reste du chemin à faire pour surmonter les préjugés du passé sans succomber aux mythes du présent (14). » N'est-ce pas là une des fonctions traditionnelles de la satire que de mettre le doigt sur les faiblesses et les travers d'un ordre trop bien établi ? En marge des discours policés, le travail des caricaturistes permet d'appréhender la véritable nature de la coopération bilatérale. Transposant des analyses compliquées dans une langue imagée et pertinente, les caricatures sont l'amorce d'une réflexion. En ce sens, la critique du couple franco-allemand s'avère plus constructive que subversive: sans pour autant tomber dans la propagande, les dessinateurs de presse participent à un véritable effort de médiation.

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Notes
1/ Francois Mitterrand : De l'Allemagne, de la France, Paris, 1996, p. 235.
2/ Rüdiger Pfromm : Und Europa wächst zusammen, Rheinbach, 1995, p. 17. En tant que baromètre sensible de l'opinion publique, les caricatures reflètent les discussions actuelles. Leur stéréotypie simplificatrice permet de distinguer quels thèmes nécessitent d'être véritablement approfondis.
 3/ Cf. Franz Kipping / Ernst Weisenfeld : Eine ungewöhnliche Geschichte. Deutschland-Frankreich seit 1870, Bonn, 1986.
 4/ Cf. Jacques Morizet / Horst Möller : Allemagne - France : lieux et mémoire d'une histoire commune, Paris 1995. La notion de "lieu de mémoire" renvoie à la terminologie établie par Pierre Nora dans les années quatre-vingt.
5/ La réconciliation franco-allemande est d'ailleurs à l'occasion qualifiée de miracle ou de prodige.
6/ Le terme d'entente qui rappelle les alliances signées à la veille de la Première Guerre mondiale, met l'accent sur le renversement de situation (alliés et adversaires ont changé). Dans le même esprit, pour éviter des réminiscences négatives, on préférera le terme de coopération à celui de collaboration. Quant à la notion d'axe Paris-Bonn, elle est également problématique. Evoquant l'alliance Hitler-Mussolini, elle est directement associée à une menace et correspond aux inquiétudes des partenaires européens de la France et de l'Allemagne de voir s'instaurer un déséquilibre des rapports de force.
7/ Cité par Reinhard Dietrich et Walther Fekl, in : Drôles de voisins / Komische Nachbarn, Paris, 1988, p. 3.
8/ Cf. aussi le mot « paire » en français.
9/ Julius W. Friend, spécialiste américain de la politique européenne, ajouta un autre terme emprunté à la technologie. Il s'agit du « linchpin », c'est-à-dire de la cheville d'un essieu - ou au figuré de la cheville ouvrière. Cet exemple montre l'ampleur du phénomène ; celui-ci dépasse le seul microcosme franco-allemand. Cf. Ingo Kolboom dans sa préface à l'ouvrage de Valérie Guérin-Sendelbach : Ein Tandem für Europa ?, die deutsch-französischen Beziehungen der 80er Jahre, Bonn, 1993, p. VIII.
10/ On connaît notamment les préférences culinaires des deux hommes. Ils ont en commun de privilégier le terroir et la cuisine traditionnelle : pour Jacques Chirac, c'est la tête de veau et pour  Helmut Kohl, la panse de truie farcie. Ce couple ne peut donc que s'entendre !
11/ Notons que, lors de la création de la CECA, le couple Robert Schuman - Konrad Adenauer avait déjà amorcé le renouveau caricatural du couple franco-allemand.
12/ Au niveau national, il arrive que les entretiens entre ministres homologues s'ajoutent à la représentation des chefs d'Etat ; la symétrie s'appuie alors sur l'équivalence des fonctions. Difficilement exportables, les personnalités qui renvoient à des débats de politique intérieure contribuent plutôt à rompre l'effet de parallélisme « président-chancelier ». Pour ce qui est de la politique européenne, la bilatéralité est, quant à elle, transcrite par le biais d'apartés ou par une proximité spatiale du président et du chancelier.
 13/ Pour René Cheval, les rapports France-Allemagne se sont sexualisés à partir de 1870 : au début du siècle, de plantureuses Mariannes figuraient des femmes fatales ou de vulgaires prostituées pour les caricaturistes allemands, alors qu' outre-Rhin, l'annexion de l'Alsace-Lorraine suggérait le viol.
14/ Jean-François Tournadre : « Parlez-vous allemand ? _ De moins en moins... », in : L'Evénement du jeudi (639), 1997, p. 50.

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