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Première étape, Paris où, « de son oeil doucement implacable »[38], Chas scrute les passants des boulevards, notant au stylo attitudes et visages sur le petit carnet qu’il dissimule sur ses genoux. Revenu dans son atelier[39], coiffé d’une visière de mica qui protége ses yeux fragiles, il réalise, à partir de ces notes, une synthèse de la rue, recréant une ville de papier plus vraie que celle de pierre, qu’il reporte sur le cuivre, s’empoisonnant avec les vapeurs d’acide. Finesse d’observation et puissance d’imagination donnent à Rues et visages de Paris la valeur et l’ampleur d’une Comédie humaine graphique[40]. Les foules qui naissent des doigts de Chas Laborde ne sont pas des blocs uniformes mais la juxtaposition de vies indépendantes. L’artiste fait se côtoyer les jeux brutaux de la foule et la grâce fragile des enfants, avec ce mélange de tendresse et de cruauté qui est sa marque et fait dire à Mac Orlan qu’il est « est un œil-dieu dur et juste. Il donne à chacun sa part. Mais s’il se sert des apparences les plus secrètes de l’homme, qu’il observe comme un entomologiste, un termite, il ne renie pas une élégance d’attitude. » [41]L’Histoire est là aussi, dans ces automobiles qui, au Bois, remplacent les attelages, dans ces généraux lourds de ripailles et de décorations, dans ces veuves bien vite consolées. Les dessins de Chas sont autant de « commentaires spirituels et cruellement exacts de notre époque tourmentée, de notre égoïsme, de notre inquiétude, de notre sensualité impatiente et brutale. »[42]

Prochain arrêt, Londres, où l’irréductible tempérament anglais ne s’est pas encore soumis au Léviathan. Soldats, dactylos, écoliers, policiers, le peuple promène des silhouettes semblables à nulles autres : « La ville londonienne, interprétée par Laborde est telle qu’un Anglais un peu flâneur, si ce type existe, pourrait la comprendre et la reproduire. Londres a séduit le grand artiste français par la lumière de ses jours heureux où la gaieté triomphe de la lutte quotidienne. »[43]La tendresse de Laborde rayonne dans ces planches, où il semble vouloir tout dessiner d’une ville tant aimée, découverte à 18 ans et qui lui a donné son nom d’artiste, Chas[44]. Édité à compte d’auteur, l’album rappelle, avec sa couverture rouge décorée d’un garde en bonnet à poil, les boîtes de soldats de plomb.

Vient le tour de Berlin, qui, au printemps, prend des allures de jardin vert et rose[45]. Ses habitants ignorent les premiers effets de la crise économique et s’appliquent à leurs plaisirs sans joie. Chas note les mentons portés hauts, comme coincés par un col d’uniforme, ou le pas cadencé d’étudiants sur l’avenue Unter den Linden. Derrière la fête berlinoise se révèle peu à peu le visage frais et lisse d’une Allemagne nouvelle, subtilement inquiétante : un jeune couple, elle blonde et potelée, lui en uniforme, dans la rue d’un quartier neuf, aux arbustes élagués, aux bâtiments alignés comme dans une caserne[46].

Le 2 juin, le suicide de Pascin, le frère en inquiétude, sonne le glas des années folles[47]. La crise frappe la France de plein fouet. Les bibliophiles désertent les librairies et les maisons d’édition déposent leur bilan. Chas offre, vainement, ses albums au quart de leur valeur et demande à un éditeur « l’extrême obligeance de faire votre possible pour m’envoyer 5 000 francs avant le 15 octobre ; mon propriétaire ne m’accorde aucun délai » [48]. Il peint toujours beaucoup mais les critiques et les galeristes l’ignorent superbement. Il faut donc retourner, carton à dessins sous le bras, frapper à la porte des journaux. « Je vivoterai sans doute, écrit Chas à sa fille, mais quels abandons d’avenirs et de rêves, en me pliant à des besognes, je le t’ai déjà dit, que j’ai refusées depuis très longtemps. »[49] Paris-Midi lui suggère d’adapter ses reportages graphiques à la presse quotidienne. Un rez-de-chaussée hebdomadaire permet à Laborde de rapporter les divertissements et les fêtes d’une France qui se veut une « île heureuse »[50] et se complaît dans la « vie médiocre. » [51] S’il dessine le défilé de l’Action Française devant la statue de Jeanne d’Arc, L’Humanité crie à la découverte d’un vrai satiriste. Quand il dépeint une manifestation communiste, les Camelots du Roy applaudissent. « A chacun son compte, ricane Chas. Dieu reconnaîtra les siens ! » Le printemps 1932 le voit prendre l’air de New York, qu’il arpente de Time Square à Coney Island, explorant le quartier juif, le quartier nègre, le quartier italien, autant d’occasions d’aller à la rencontre de l’Autre. Les éditions Condé Nast, qui commanditent le reportage, ne lui donnent que trois semaines ; il met ses planches au net la nuit, dans sa chambre d’hôtel. « Dans l’immense New York, note-t-il, chaque race a installé son quartier. Toutes son représentées, sauf la vraie, la première. Il n’y a pas de quartier peau-rouge. Ils végètent dans un Etat lointain de l’Ouest. »[52] En novembre, Vanity Fair publie sa vision d’un New York bien différent de celui d’artistes Européens plus flagorneurs : un Noir en haillons et un portier en uniforme se toisent tandis que passe, indifférent, un couple lisse et élégant. Forcé au départ par le manque d’argent, Chas s’amuse : « Contrairement à la coutume, je rentre en Europe, fortune non faite. » [53]

L’Histoire suit son cours vers le pire. « La paix, constate Laborde, prépare frénétiquement la guerre. La guerre avec autant de frénésie prépare la paix. Ainsi dans un élan admirable de pacification, M. Thiers fit fusiller tous ceux qui voulaient continuer de se battre contre les Allemands. » [54] En 1933 Hitler est nommé chancelier contre les prédictions de Léon Blum. Chas imagine l’arrivée au pouvoir en France d’un de ces idiots étonnants qui se croient une vocation de messie. (ill 5)

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Ill 5, "Le dictateur", Le Rire n°767, 14 octobre 1933. © Marie-Claude et Gérard Laborde . 

 

Son dictateur, un Français moyen, « si moyen qu’on en fit un grand homme. »[55], bombe le torse et se flatte de rassembler plus de public que Charlot. Parlementaires, généraux, et intellectuels se prosternent devant cet imbécile décomplexé, qui jette en prison les artistes dont il ne comprend pas les œuvres, et présente fièrement un couple d’athlètes au profil grec et au regard ovin, les Adam et Ève de la race nouvelle : « Voici le couple idéal. Avec lui, nous n’avons plus à craindre d’être embêtés par des génies. » [56] Le totalitarisme est certes un ridicule, mais un ridicule qui tue. Ses germes, avertit Laborde, existent en France comme partout où on laisse libre cours aux instincts des masses. En juillet 1935, le reporter dessinateur part en U.R.S.S. pourLa Chronique filmée du Mois[57]. Seul, sans guide, il se mêle à la foule moscovite, la suit dans le métro, au musée, au théâtre, au stade Dynamo. Partout il observe et dessine, remplissant un cahier par jour et inquiétant la police. Au Théâtre de la Révolution, il note l‘émotion pure du public populaire à une représentation d’Othello et, dans un grand hôtel, l’émerveillement d’une fillette devant les dorures et les cristaux. Mais la ville lui laisse une impression de médiocrité chauvine avec ses portraits de Staline et de son peuple qui « accepte béatement son état actuel et se montre déjà fier d’un avenir dont il ne lui vient pas à l’idée de douter. »[58] Ce Moscou rénové, qui proclame que la vie est devenue meilleure, affiche « un désir très américain de Best in the World. » [59] Mais Chas ne croit pas que l’homme, même nouveau, puisse réussir un monde que Dieu a raté. Les maîtres ont supprimé la mendicité par décret et roulent en limousine. Sous la protection d’un Lénine de néon, passent les prostituées qui n’existent plus : « Elles n’invitent pas; elles attendent qu’on les invite. Les deux sont d’ailleurs strictement interdits. Mais un étranger peut se tromper : ces erreurs-là se pardonnent. »[60] L’hypocrisie est bien la base de toute société.

Les dessins de Moscou ne trouvent pas d’éditeur assez téméraire pour braver la crise mais le reportage connaît un tel succès que la Chronique filmée du mois envoie Chas Laborde à Madrid. Il aurait préféré visiter le Japon, mais c’est trop cher. Deux jours après son arrivée, éclate le putsch de Franco. (ill 6)

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Ill 6, "Juillet en Espagne", La Chronique filmée du mois n°30, août-septembre 1936. © Marie-Claude et Gérard Laborde .

 

Plus que jamais Chas se veut un œil, un observateur lucide. Son crayon capture l’instant où la paix le cède à la guerre : un orgue de barbarie joue l’Internationale, des enfants manipulent des revolvers, des joueurs de pelote appuient leurs fusils contre le fronton. Le rescapé de Verdun sent son cœur se serrer devant les jeunes volontaires que grise l’odeur de la poudre[61]. La victoire de Franco lui inspire un dessin désespéré, dédié à ses cousins d’Amérique et de Navarre : la vieille Espagne des prêtres et des aristocrates exulte devant le charnier de la jeunesse  républicaine. Pour seul commentaire, le slogan nationaliste : « Arriba Espana ! »[62].

Pour Candide, Chas ramène de Berlin et de Bonn des « choses vues » : les foules qui se pressent, enfants et vieillards mêlés, pour acclamer Hitler qui vient de remilitariser la Rhénanie[63]. (ill 7)

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Ill 7, "Le Fürer arrive...", Candide, 2/4/1936. © Marie-Claude et Gérard Laborde .

 

L’Histoire à tête de mort se pavane dans ses habits neufs et la jeunesse découvre les attraits du tambour. Les Français ne veulent rien savoir. Ils préfèrent croire en la paix et en l’avenir. Et Laborde de ricaner : « Réveillez-vous le matin aux doux sons de la radio pour qu’il ne vous advienne pas de douter de la beauté et de la fidélité de votre compagne, de la sincérité de vos amis et de votre utilité sur la terre. Ne doutez pas de ce que vous ont enseigné vos parents, vos maîtres, vos chefs et vos favoris en politique. De la confiance, encore de la confiance, toujours de la confiance ! » [64]

Visitant l’Exposition Universelle pour La Chronique filmée, il enregistre le kitsch menaçant du « Temple allemand surmonté de son oiseau et gardé par des nudités sculptées au naturel et grosses quatre fois » et du « monument russe et son hénaurme dessus de pendule : un couple d’hommes de bronze de foire, creux en dedans, brandissant comme des torches éteintes ses armoiries dans une pose apprêtée de danseurs rythmiques. »[65] Les grèves ont fait que seuls les pavillons des états totalitaires sont achevés le jour de l’inauguration[66]. Le symbole est fâcheux.

La France se réfugie dans un bonheur piteux, une rigolade morne et in conformisme forcené. Chas méprise cette routine qu’est « l’obéissance servile [...] aux préjugés de classe et de race, aux haines de partis ou d’ennemis dits héréditaires. » [67] ( ill 8)

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Ill 8, "Routine", Le Rire n°977, 15/4/1938. © Marie-Claude et Gérard Laborde .

 

Il prend la défense des Juifs, que ses compatriotes jugent si « dangereux par leurs aptitudes à prendre nos meilleures places, à être de grands savants et de grands artistes. »[68] Sous son crayon, un instituteur en blouse grise tord l’oreille d’un enfant et désigne les portraits d’un Prussien coupeur de mains et d’un Juif cupide : « Petit crétin ! Voilà les vrais croquemitaines ! »[69] Pendant ce temps, devant un marbre, Hitler glisse à Goebbels : « Génial, incroyable... Assurez-vous s’il n’est pas d’un non aryen. » [70] L’absurdité du racisme se concentre dans ce dessin qui montre un Noir écrire « mort aux juifs » sur un mur[71]. Chas dénonce aussi la bonne conscience coloniale, notant qu’à l’Exposition, « des artisans marocains et algériens travaillent dans des boxes. Au-dessus de leur tête – comme au Zoo – une pancarte avec leur nom et leur profession. » [72] Grâce à une commande d’André Malraux, une dernière escapade avant l’orage le conduit à Florence, sur les pas de A.O. Barnabooth[73]. Mais les touristes pressés et les balilla fascistes lui gâchent l’Italie de Larbaud[74]. Il n’a plus d’illusion ; le voyage au Japon, promis par le Dr. Roussel, n’aura jamais lieu. Déjà la compagnie des fossoyeurs rend les honneurs et Chas s’en va sur la ligne Maginot, jouer les correspondants d’une drôle de guerre qu’il résume ainsi : une bonne épouse court derrière son mari qui part au front, pour lui donner son écharpe[75].

L’entrée des Allemands à Paris lui porte un coup fatal. « Un jour, au matin, raconte Mac Orlan, en compagnie de Zig Brunner, [Chas] avait entendu les fifres et les tambours plats dans une avenue qui accède à l’Arc de Triomphe. Les deux hommes bouleversés étaient rentrés à pied chez eux à Montmartre. Ils ne parlèrent jamais de ce qu’ils avaient vu. »[76] Épuisé et sans ressources, le dessinateur ne se rase plus et fait un repas par jour. Marcel Aymé, son voisin montmartrois, obtient qu’il illustre La Belle Image, pour le quotidien Aujourd’hui, puisTravelingue, que publie Je Suis Partout. Chas, qui touche trente francs par dessin, le tarif des débutants, soupire : « On recommence toujours... » Le 8 décembre 1941, son neveu Guy Laborde et le dessinateur Dignimont le transportent à l’hôpital. À bout de forces, Chas dessine encore, de sa main levée, dans le vide. Quand on lui demande s’il veut quelque chose, il répond : « Je veux la fin, F.I.N. » Elle vient le 30 décembre.

 

L’Histoire a eu le dernier mot. Une œuvre, qui demeure pourtant « la chronique la plus vivante de ce qui fut le pittoresque sentimental et physique des années assez troubles qui précédèrent la guerre de 1939 »[77], est aujourd’hui oubliée. Chas Laborde paie d’avoir préservé une indépendance farouche et délibérément méprisé les rituels et les formules de l’Art, mais aussi de ne pas être drôle comme Dubout, ou sentimental comme Poulbot. Nous refusons de nous reconnaître dans le miroir qu’il nous tend, nous lui en voulons de nous avoir montrés tels que nous sommes. Devant ses dessins, écrit Jacques Sternberg, on pense « à un Toulouse Lautrec qui aurait osé descendre plus bas et plus profond dans la misère et le délabrement, un Toulouse Lautrec moins artiste aussi, moins soucieux de rendre le hideux fascinant à regarder. Chas Laborde me semble moins chercher à plaire. Il voit sinistre, vénal, crasseux et l’exprime avec un ton doté d’une acuité sans aucune complaisance, avec un humour gris, proche de la révolte et du mépris. » [78]


Emmanuel Pollaud-Dulian

 

Emmanuel Pollaud-Dulian, "Chas Laborde, ou l’humour contre l’Histoire", Humoresques N°29,  Histoire, Humour et caricatures, Annie Duprat dir., Printemps 2003, pp. 108-130.


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[38] P. Morand, « Espana », Chronique filmée du mois, n°30, août - septembre 1936.

[39] Depuis 1924, au 121 rue Caulaincourt, où Chas reconstitue son décor familier, faits de porcelaines anglaises, d’estampes japonaises, du drapeau basque et de râteliers de pipe, y ajoutant un phonographe, où tournent  Ravel et Albéniz, et un billard russe sur lequel il danse le fandango à la minute.

[40] Rues et visages de Paris, augmenté d’un texte de Valery Larbaud, est tiré à 133 exemplaires sur les presses de Lacourière en 1926.

[41] Pierre Mac Orlan, préface au catalogue du IX° Salon de l’Araignée, 1927.

[42] Charles Kunstler, « Chas Laborde » A.B.C. n°22, octobre 1926.

[43] Pierre Mac Orlan, préface à Chas Laborde, Rues et visages de Londres, aux dépens de l’artiste, 1928 [édité à 121 exemplaires].

[44] Chas est l’abréviation anglaise de Charles.

[45] Rues et visages de Berlin, est tiré à 141 exemplaires sur les presses de Lacourière en 1930.

[46] Dessin si frappant qu’il fait, en juillet 1931, la couverture du magazine Der Querschnitt, certainement la meilleure revue artistique allemande du temps.

[47] Pascin a réalisé trois portraits de Chas Laborde.

[48] Chas Laborde, lettre inédite à M. Mornay, septembre 1930.

[49] Cité in Guy Laborde, Chas Laborde, op. cit.

[50] Formule attribuée au président du Conseil André Tardieu.

[51] Chas Laborde, « Scènes de la vie médiocre », Le Rire, 15 août 1931. Dessins commentés par Henri Jeanson.

[52] Chas Laborde, « Harlem, ville noire », L’Intransigeant, 1933.

[53] Ce n’est qu’en 1950 que Lacourière gravera et éditera Rues et visages de New York, d’après les dessins de Laborde, tiré à 120 exemplaires.

[54] Chas Laborde, « Routine 38 », Le Rire, n°977, 15 avril 1938.

[55] Chas Laborde, Le Rire, n°767, 14 octobre 1933.

[56] Le dessin est titré « Haras national », allusion au bon docteur Binet-Sanglé dont Le Haras humain, Paris, Albin Michel, propose en 1918 de sélectionner des mâles-étalons et des femmes-élites pour procréer des enfants sains et vigoureux. Les bébés nés hors des haras seraient gazés « pour ne pas aggraver la dégénérescence humaine. »

[57] Cette revue, propriété du Dr. Roussel, patron de laboratoires pharmaceutiques, propose, entre deux réclames pour des remèdes contre la diarrhée, des reportages photographique. Elle est dirigée par Paul Caldaguès.

[58] Chas Laborde, « Rues et visages de Moscou », La Chronique filmée du mois, n°19, août-septembre 1937.

[59] Chas Laborde, ibid.

[60] Chas Laborde, ibid.

[61] Juillet en Espagne est disponible aux éditions Acharnistes, www.editions-acharnistes.com

[62] Chas Laborde, « Routine 38 », op. cit.

[63] Chas Laborde, Candide, n°629, 2 avril 1936.

[64] Chas Laborde, « Routine 38 », op. cit.

[65] Chas Laborde, « Rues et visages des bords de la Seine 1937 », La Chronique filmée du mois, n°41, août-septembre 1937.

[66] Léon Blum qui avait annoncé : « Un échec du Front Populaire serait le triomphe des fascismes ! Un retard de l’Exposition serait leur victoire », est contraint à la démission deux semaines après l’inauguration..

[67] Chas Laborde, « Routine 38 », op. cit.

[68] Chas Laborde, ibid.

[69] Chas Laborde, ibid.

[70] Chas Laborde, ibid.

[71] Chas Laborde, ibid.

[72] Chas Laborde, « Rues et visages des bords de la Seine 1937 », La Chronique filmée du mois, n°41, août-septembre 1937.

[73] A.O. Barnabooth ne sera publié par la N.R.F. qu'en 1944, trois ans après la mort de l'artiste.

[74] Les balillas sont les jeunesses fascistes.

[75] Chas Laborde, « Routine 38 », op.cit.

[76] Pierre Mac Orlan, « Chas Laborde », op.cit.

[77] Pierre Mac Orlan, «  Chas Laborde », op.cit.

[78] Jacques Sternberg, Dictionnaire des idées revues, Denoël, 1985.


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