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Exposition jusqu’au 16 décembre 2012 autour d’un dessinateur anglais, Harold Hudson et deux hebdomadaires français La Baïonnette et allemand Simplicissimus.

 

Centre Mondial de la Paix des Libertés et des Droits de l’Homme, Place Monseigneur Ginisty, Palais Episcopal, BP 183, 55 105 VERDUN Cedex (France)

Tél. 03 29 86 55 00

Tarifs Fax : 03 29 86 15 14

Adultes 5 €

Jeunes (6-18 ans) 2,50 €

Enfants (- 6 ans) gratuit

Groupe 3,80 €

Groupe scolaire 2,50 €

 

Lu dans le dossier de presse :

« L’exposition aborde la caricature pendant la Grande Guerre à travers 3 regards sur l’actualité de l’époque : Harold Hudson, caricaturiste britannique qui exploite abondamment l’image de l’empereur allemand, de sa famille, de ses alliés, et de ses chefs militaires. « La Baïonnette », est un journal satirique français très populaire pendant la guerre, qui représente l’Allemagne et l’Allemand avec beaucoup de rudesse et de grossièreté. La haine n’est pas loin. En contrepoint, les couvertures du journal satirique allemand « Simplicissimus » adoptent un dessin moins agressif. Les Allemands se refusent à répondre à cette propagande haineuse. Le journal allemand distille toutefois une propagande antibritannique et anti-française qui raille en particulier l’utilisation des troupes coloniales en première ligne. La vision d’Harold Hudson est complètement admise par la société britannique qui dès le début de la guerre développe une très forte propagande anti-allemande, obligeant bientôt la monarchie britannique à abandonner le nom de Saxe-Coburg pour Windsor. L’empereur Guillaume II et son fils le Kronprinz sont des figures emblématiques de cette veine caricaturale bien que Guillaume II, soit le petit fils de la Reine Victoria. Elle va bien souvent au delà de la simple moquerie. Elle est un message politique de culpabilité de l’Empereur dans le déclenchement de la guerre.  

La caricature antiallemande associe régulièrement le Kaiser et son fi ls dans une même vision de bêtise. Quant à l’Allié autrichien, il est souvent représenté sénile. Guillaume II ne fut pas insensible à ces dessins haineux ou moqueurs et promit un funeste destin à ces dessinateurs en cas de victoire.  La guerre inspire les artistes qui pour beaucoup d’entre eux collaborent volontiers aux différents journaux, à la fois par des dessins réalistes mais aussi dans des dessins patriotiques qui souvent se transforment en dessins de propagande ou en caricatures cruelles. Ces dessins sont généralement liés à l’actualité du conflit. Elle est une source d’inspiration importante pour les artistes de cette période qui ont des sujets de prédilection. Tel le poilu, soldat héroïque entre tous. La haine de l’ennemi au fil du conflit prend une importance croissante, comme les femmes, moquées à travers la mode mais dont on salue l’engagement en tant qu’infirmière ou ouvrière. Les dessins de ces artistes se vendent et se diffusent d’une façon extraordinaire certains dépassant les 600 000 exemplaires. Ce succès est similaire dans les deux pays.

Le journal « Simplicissimus » est créé en 1896 par Albert Hangen. Il est avant guerre un journal satirique qui se gausse volontiers des travers de la société allemande, n’hésitant pas à critiquer très ouvertement le militarisme prussien, Il devient très vite la vitrine de l’avantgarde artistique et littéraire. Le dessinateur Thomas Théodor Heine y participe dès ses débuts Il est l’auteur en particulier du fameux dessin du bouledogue qui casse ses chaines. Les plus grands dessinateurs et écrivains de l’époque écrivent dans « Simplicissimus ».Ce journal satirique dont les fondateurs furent condamnés pour avoir caricaturé l’empereur Guillaume II est l’équivalent français de « l’assiette au beurre ». Pendant la guerre, le journal perd de sa virulence et offre une ligne éditoriale patriotique qui va à l’encontre de celle pratiquée avant-guerre. La propagande anti britannique et anti française y sera beaucoup plus mesurée que celle des presses françaises et britanniques.

Ainsi le succès est immédiat lors de la création du journal satirique « la Baïonnette » en 1915 entièrement consacré à la Grande guerre. Le titre est sans nul doute adressé à l’ennemi. Les couvertures extrêmement colorées et expressives donnent souvent le ton. La vie des soldats, la société et ses défauts, bizarreries sont évoquées avec humour. Les malheurs de la vie des civils et les diffi ciles conditions de vie des soldats lui permettent d’être apprécié par tous. Il fut peu censuré et les plus grands dessinateurs de l’époque ont travaillé pour ce journal qui perdura après guerre.  Le journal « Simplicissimus » est créé en 1896 par Albert Hangen. Il est avant guerre un journal satirique qui se gausse volontiers des travers de la société allemande, n’hésitant pas à critiquer très ouvertement le militarisme prussien, Il devient très vite la vitrine de l’avant garde artistique et littéraire. Le dessinateur Thomas Théodor Heine y participe dès ses débuts Il est l’auteur en particulier du fameux dessin du bouledogue qui casse ses chaines. Les plus grands dessinateurs et écrivains de l’époque écrivent dans « Simplicissimus ».Ce journal satirique dont les fondateurs furent condamnés pour avoir caricaturé l’empereur Guillaume II est l’équivalent français de « l’assiette au beurre ». Pendant la guerre, le journal perd de sa virulence et offre une ligne éditoriale patriotique qui va à l’encontre de celle pratiquée avant-guerre. La propagande anti britannique et anti française y sera beaucoup plus mesurée que celle des presses françaises et britanniques. »

 

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