L’exposition « Les caricaturistes face à la censure » présentée au festival de Dax (juin 2011), porte sur la censure et ses représentations dans la presse satirique de 1830 à 1914. Réalisée par Jacky Houdré, co-auteur d’ouvrages sur la caricature (Marianne dans tous ses états, Ed. Alternatives et Bêtes de pouvoir, ed. du Nouveau Monde), elle comprend 3 panneaux format A2 et 22 formats A3, tous les panneaux étant plastifiés. Chaque panneau comprend un à trois dessins, ainsi qu’une notice explicative.

 

L’expo est subdivisée en 3 grandes parties :

1/ Les lois sur la presse et la caricature

2/ Les représentations de la censure

3/ Quelques dessins célèbres « censurés »

 

Possibilité de louer l’exposition avec visite guidée par l’auteur.

 

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Ci-dessous, quelques panneaux représentatifs :

 

Houdre 01 Format A2 copie

 

Houdre 02 A3

Houdre 04 A3

Exemple de cartel pour les deux dessins ci-dessus :

 

1850, le (re)tour de vis
La révolution de 1848 débouche sur la IIème République qui libéralise les textes régissant la presse. Mais dès 1850 une nouvelle loi impose aux journaux le cautionnement (somme d’argent à déposer pour qu’un journal puisse paraître)
et le timbre (chaque exemplaire est frappé d’une taxe qui augmente considérablement le prix de vente et restreint de fait la diffusion). De quoi réduire au silence la presse à destination des « classes dangereuses » !

Dessins de Cham, Le Charivari, 3 et 16 avril 1850

Houdre 05 A3

Houdre 06 A3

Houdre 07 A3

Houdre 08 A3

Houdre 10 FA2 copie

 

Houdre 11 A3

Cartel des documents ci-dessus :

 

Vous avez dit Anastasie ?
On doit la plus célèbre allégorie de la censure à André Gill : Madame Anastasie dans L’Eclipse du 19 juillet 1874 (affiche de l’exposition). La vieille femme aux doigts crochus prend les traits d’une concierge, profession réputée pour être à l’époque l’œil du propriétaire et l’indicatrice de la police. Son nom, issu du grec, désigne la résurrection. On la croit disparue (enterrée), elle renaît toujours !
Le personnage devient récurent dans les caricatures. Anastasie apparaît, entre autres, en vieille folle s’en prenant à des moulins à vent, en militante de ligue vertueuse coupant les ailes de Cupidon. Dans un article consacré à Anastasie dans Le Trombinoscope, Touchatout lui attribue une famille : sa mère, Séraphine Inquisition ; ses cousin(e)s, Ernest Communiqué, Zoé Bonvouloir, vicomte Butor de St Arbitraire et Agathe Estampille !

De gauche à droite et de haut en bas :
- dessin de Gilbert-Martin, Le Don Quichotte, 26 juin 1875
- carte postale vers 1900
- dessin de Roubille, Le Rire, 14 décembre 1901
- dessin de Roubille, Le Rire Rouge, 22 avril 1916

 

Houdre 13 A3 copie

 

Houdre 18 A3

 

Houdre 20 seconde A2 new copie

 

Houdre 21 A3

 

Houdre 25 A3

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