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Sous la direction d’Hélène DUCCINI, a
vec la collaboration d’Alban POIRIER

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    Les polémiques sur l’affaire des caricatures de Mahomet en 2005-2006, le procès de Charlie-Hebdo en février 2007, ont placé l’image satirique sous les feux de la rampe de l’actualité. Certaines productions récentes également. Ces coups de projecteur ont permis de valoriser le travail des dessinateurs de presse et, partant, celui des chercheurs qui s’intéressent à leur production. L’Equipe interdisciplinaire de recherche sur l’image satirique (EIRIS) a choisi d’en faire l’étude de façon privilégiée. Créée en 1992, par des chercheurs français et allemands, et rattachée à l’université de Bretagne occidentale, elle regroupe aujourd’hui une soixantaine de membres appartenant à des universités d’Allemagne, d’Argentine, de Belgique, du Brésil, du Canada, de Corée, des Etats-Unis, de France, de Grande Bretagne, d’Italie, de Suisse.
    L’idée de produire une bibliographie de l’image satirique est presque aussi ancienne que l’EIRIS elle-même. Mais les tâches de l’université étaient jusqu’ici trop absorbantes pour en avoir permis la mise en oeuvre. On a choisi de publier des bibliographies en fonction des aires linguistiques, celle qui sort aujourd’hui sur les ouvrages en français sera donc suivie par un volume sur les ouvrages en allemand.
Le travail, commencé en 2004 par France Capon et moi-même s’achève aujourd’hui avec Alban Poirier. Ce dernier a construit une base de données partagée sur internet qui a permis aux collaborateurs de travailler à distance.. Jean-Claude Gardes, fondateur et directeur de l’Eiris, France Capon, Guillaume Doizy et Nelly Feuerhahn, se sont partagé la première relecture et une première approche des index. Je suis heureuse aussi que la francophonie soit représentée par les apports d’auteurs belges, suisses et québécois. Enfin, Jean-Bernard Lalaux et Jean-Michel Fraulini ont apporté leur concours à la relecture ortho-typographique.
La bibliographie recense 2110 titres. On a retenu cinq types d’ouvrages : 704 monographies, 144 catalogues, 247 périodiques spécialisés sur le sujet ou numéros spéciaux, 952 articles et 63 thèses. Ces dernières, présentant de plus grandes difficultés de consultation, n’ont pas donné lieu à une enquête systématique, qui nous aurait emmenés trop loin. Nous laissons aux chercheurs le soin d’aiguiser leur curiosité en consultant, en particulier, la bibliothèque de l’INHA, passage Vivienne, à Paris. Pour faciliter l’enquête du lecteur, nous avons accompagné 816 ouvrages - monographies, catalogues majeurs, numéros spéciaux de revues - d’une courte notice qui donne une idée rapide du contenu du livre et un jugement de valeur forcément lapidaire. Chaque notice est signée des initiales du prénom et du nom de son auteur.
Le livre a été organisé en sept thèmes d’inégales dimensions, discutés dans les réunions de l’EIRIS. Les « Ouvrages de référence » (44) fournissent une liste de dictionnaires, encyclopédies, anthologies, les ouvrages de base en somme. Le chapitre « Presse » (182) s’attache aux titres qui traitent de la presse satirique et du contexte, mais de façon sommaire, l’histoire de la presse étant, à elle seule, un immense sujet. Un chapitre est consacré aux ouvrages qui mènent une réflexion fondamentale sur « l’Esthétique » (87) à laquelle nous avons ajouté des ouvrages d’histoire de l’art qui traitent de la caricature comme d’un art du laid, du comique et du dérisoire. Enfin, « Rire/Humour » (115) s’intéresse à la définition de ces notions par le philosophe ou le sociologue. Après cette approche générale, viennent les trois derniers chapitres, plus lourds, qui traitent les titres directement liés à l’image satirique. « Analyse » (500) inclut la sémiologie et la didactique de l’image, « Histoire » prend en compte l’histoire « de » la caricature, mais aussi l’histoire faite « par » la caricature (656), « Caricaturistes » (526), enfin, retient les ouvrages ou articles se focalisant sur l’art ou la personne d’un ou plusieurs caricaturistes. Ces grands chapitres structurent l’ensemble, mais, bien souvent, les frontières entre ces domaines nous ont paru poreuses. Un ouvrage d’« Analyse » ne pouvait-il se placer dans « Rire /Humour» ? Comment limiter « Esthétique » ? Nous n’avons pas la prétention de la rigueur mathématique.
D’autre part, nous nous sommes limité aux livres ou articles portant sur la caricature, laissant de côté les albums publiés par des caricaturistes dont l’immense production nous aurait entraîné beaucoup trop loin. De même, la presse humoristique n’a été recensée. Nous renvoyons sur ces matières à l’excellent Dico Solo.
En règle générale, et sauf pour des ouvrages fondateurs (Bergson, Baudelaire, Jankélévitch par exemple), nous avons serré de près la satire proprement graphique sans déborder si possible sur d’autres formes d’expression du rire, verbale, littéraire, théâtrale ou autres. Le thème « Analyse » a permis cependant quelques ex cursus vers des ouvrages de réflexion plus générale sur la sémiologie de l’image.
Enfin, pour faciliter la consultation, deux index s’offrent au lecteur : celui des dessinateurs, qui complète le thème « caricaturistes », et une liste de 365 sujets. Cet index des sujets permet de renvoyer le lecteur à des ouvrages classés dans un thème majeur, mais comportant aussi un thème mineur en complément. Par exemple, un livre sur Plantu sera placé dans le thème « caricaturiste » pour le thème principal et, avec « Presse (Le Monde) » en sujet dans l’index. Ainsi, les chevauchements des thèmes ont été quelque peu corrigés par les sujets de l’index.
Telle qu’elle est, cette bibliographie ne prétend pas à l’exhaustivité. Consultable sur le site de l’EIRIS, elle donnera lieu à des mises à jour suivant l’actualité des parutions et nous comptons sur tous ceux qui voudront bien nous aider à l’alimenter via internet.
Nous espérons que ce travail servira les chercheurs, les étudiants, les curieux, les collectionneurs et les lecteurs tentés par le rire, l’humour et la satire graphique.

Hélène Duccini

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