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Par Annie Duprat

Références de l'article : DUPRAT Annie, « Du Roi-père au roi-cochon » in BOURDERON Roger, (dir.), Le Jugement dernier des rois. Actes du colloque tenu à Saint-Denis du 2 au 4 février 1989, La Garenne-Colombes, Editions de l'Espace Européen, 1992, p. 81-90.


On s'attachera tout d'abord aux différents sens que peut prendre l'expression « roi-père », c'est-à-dire
Le roi de France, père de son peuple ;
Louis XVI, le père du dauphin ;
Louis XVI, père de la Constitution.

Lorsque, en juin 1791, les insultes explosent : ogre royal, ogre, tigre, anthropophage, cochon... les estampes se multiplient et, si le roi n'est pas toujours représenté sous la seule forme animale du cochon, il est troublant d'en constater la présence fréquente, dans un coin d'image. On analysera successivement les textes, puis les estampes, sous le rapport de cette identité polémique roi/cochon.

LE ROI EST LE PERE DU PEUPLE
Beaucoup plus qu'une figure de rhétorique, le lien qui unit le souverain français à son peuple est d'ordre charnel : les cahiers de doléances le rappellent (l'amour paternel), « un roi juste et bienfaisant comme un père au milieu de ses enfants », « un père chéri de ses enfants est bien assuré de leur secours », « le père du peuple et régénérateur de la France ».(1)

Dès 1774, les espoirs de régénération de la nation française se portent vers le jeune souverain, héritier de la lignée des Bourbons, dont seules quelques figures sont exaltées : Henri IV et Louis XII pour la commodité de l'arithmétique royale, XII + IV = XVI. En 1789 et 1790 paraissent encore nombre d'estampes sur ce thème, ainsi Les trois ordres réunis par la concorde en Etats-Généraux, chez Crépy sur Saint-Necker. On y voit (2), de part et d'autre des représentants des trois ordres, deux fûts de colonne sur lesquels sont placés, à droite les ministres Necker, Sully et Colbert ; à gauche les rois Louis XVI, Henri IV et Louis XII, et la légende suivante :
XVI égale XII plus IV
preuve par l'addition
Louis XII ami du peuple
Henri IV père de ses enfants
Louis XVI l'un et l'autre

LE ROI PERE DU DAUPHIN
Louis XVI est-il réellement le père de l'héritier de la couronne ? Cette question a été posée, sur le mode scandaleux, dès la naissance des premiers enfants royaux, puis sur un mode plus politique, quand l'éventualité d'une régence, que de nombreux libelles justifient par avance arguant du « déclin du sang royal » (3), est évoquée. L'auteur de ce libelle anonyme de 1791, proclame que la déchéance de Louis XVI a été provoquée par un complot des aristocrates. Le sang, signe charnel de la lignée dynastique, est ici mis en avant, alors que, dans une autre pièce, Jugement du roi, de la reine, et de la famille royale (4), on peut lire :« le peuple français pense que la couronne de France doit être dévolue au fils du roi (...) le trône de Henri IV, seul roi dont le peuple ait gardé un tendre souvenir ».

Les Annales patriotiques renchérissent avec l'anecdote du 2 juillet 1791, lorsque le dauphin a été acclamé aux Tuileries : on peut lire aussi « il faut faire la différence entre un roi parjure qui ne vaut rien, et la royauté qui vaut beaucoup » (5). La feuille du jour,à la même date, précise que le dauphin a été proclamé sous le nom de Louis XVII (6).
Les auteurs antimonarchistes reprennent l'image d'un Louis XVI père pour la dévoyer : une « parodie politico-tragico-comique, jouée à Bruxelles le 1er janvier 1791 » sous le titre Grand dénouement de la Cottstitution (7) présente, dans une auberge à l'enseigne de la nation, ci-devant du Grand Monarque, un maître, Monsieur Gros-Louis, et ses clients, M. Miralaid, M. Touvin, M. Le Rude :
Gros Louis : « Je n'ose remuer que la mâchoire pour signer, et trois doigts pour mâcher ».
Miralaid : « ils ont raison, papa Gros-Louis, la mâchoire pour signer et trois doigts pour mâcher, c'est tout juste ce qu'il faut aujourd'hui pour un bon pouvoir exécuteur ».

La gravure Le roi enseignant les droits de l'homme au dauphin permet de passer d'un roi père de famille au roi père de la nouvelle société.

LE ROI PERE DE LA CONSTITUTION
Cette formule devient un passage obligé de la presse en 1789, et pendant les premiers mois de 1790. Les Révolutions de Paris (8) ainsi que Révolutions de France et de Brabant (9) célèbrent à l'envi Louis XVI, Restaurateur de la liberté, et formulent des voeux pour la convalescence du roi, lors de ses deux maladies en août 1790 et en mars 1791.
Cependant, après le très discuté serment du 4 février 1790, chaque rencontre roi-assemblée connaît des incidents protocolaires : dans ce monde où si forte est la symbolique du pouvoir, les méandres des comportements traduisent les restrictions mentales des deux parties. Du roi père de la Constitution, on passe au « Restaurateur embarrassé », puis au Janus déclarant à la fois « je maintiendrai la Constitution » puis « je détruirai la Constitution »». Cette aquatinte anonyme a pu être diffusée après l'acceptation de la Constitution, alors que le roi opposait son veto aux décrets de l'Assemblée (automne 1791 ?). Cependant, rappelons que Camille Desmoulins proférait des menaces à peine voilées contre Louis XVI, le 20 décembre 1790 en dressant une sorte d'inventaire de quelques Janus de l'histoire, tels Aristodème ou Charles ler (11).

En 1792, le combat politique devient un drame familial, une sorte de parricide : le journal modéré La Feuille du jour le 11 avril 1792, en détournant l'Athalie de Racine, s'exclame, dans une violente attaque contre Pétion :« quel père je quitterais et pour quel maire !» (12)

Les deux protagonistes se retrouvent lorsque le père Louis XVI « mande Monsieur Pétion pour connaître l'état de Paris après la journée du 20 juin, et le traite brutalement ». La gravure des Révolutions de Paris nous présente l'image inhabituelle d'un roi au visage contracté, mais les mains dans les poches, entouré de nombreux gentilshommes (la reine se glisse par l'entrebaillement d'une porte) qui réprimande un Pétion, isolé, la main sur le coeur, comme un homme honnête surpris des reproches qui lui sont adressés. (13) C'est au cours de cette soirée que Louis XVI a joué une dernière fois le rôle qu'il croyait être le sien : le père sévère morigénant un subalterne. Puis, « il lui ordonna de se taire, et lui tourna le dos ». 

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"Vous m'avez connu trop tard", De Vinck, 3992 (Les rois de papier, BELIN)

LE ROI COCHON
On sait que les débuts du règne de Louis XVI furent placés sous les meilleurs auspices. On peut ainsi admirer la gravure Heureux jour de la France (14), le 11 juin 1775, le jour du couronnement :
Un mouton, un lion, symbole de nos rois
Qui peignent tour à tour la force de leurs armes
Avec la force de leurs lois

Dans la même lignée, le graveur Desrais publie Louis XVI à son peuple (15). Là, le mouton, associé à un coq, tire le char du roi : pour renforcer le symbole, le timon est fait de deux sceptres opposés, tandis que le roi tient le vrai sceptre à la main. En 1789, parmi la multitude des estampes gravées à l'occasion de la réunion des États généraux, on retrouve le mouton, symbole de la monarchie, par exemple sur l'estampe Aux trois obstinés (16): un mouton est attablé face à un loup (la noblesse) un chat (le clergé), un singe (le tiers-état), dans une auberge, elle-même décorée d'un tableau représentant un noble, un clerc, un homme du tiers.

Pour comprendre comment on a pu troquer le mouton, symbole de la monarchie, pour un porc, figuration du monarque, il faut tenter de suivre
- le rôle du cochon dans l'iconographie
- les insultes adressées à Louis XVI
- les caricatures contre Louis XVI.

Au XVIIème siècle, les planches du Monde renversé» présentent des cochons criminels, inversion de leur situation coutumière de victimes du boucher. Un jeu d'enfants, au XVIIIéme siècle (18) nous montre deux vignettes différentes : sur l'une, le cochon dit « je suis sujet aux incongruités et ma cuisine est aux commodités » ; sur l'autre, deux cochons joyeux déclarent « nous sommes trois, prenez-y garde, y compris celui qui regarde ».
Dans un coin de la caricature brocardant Le cardinal collier allant à Rome (19) se profilent les groins de deux cochons goguenards.

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"Cette leçon vaut bien un fromage", De Vinck 3991. (Les rois de papier, BELIN)

Le patriote de l'estampe Le maître de danse des aristocrates (20) fait danser à coups de fouet un singe aristocrate, un dindon et un cochon ecclésiastiques (« allons-donc, l'abbé cochon, en mesure »). A l'occasion de la publication du bref pontifical condamnant la Constitution civile du Clergé, est publiée une très riche gravure dans laquelle le cochon joue le rôle d'un aristocrate (21). La savoureuse caricature Balance éligible du marc d'argent, enfin, nous montre le propriétaire d'un gros porc, souriant, heureux : son animal fait pencher la balance du côté de l'éligibilité, alors que l'homme maigre, à droite, exclu de la vie politique active, s'enfuit en s'arrachant les cheveux (22).
Cependant, si le cochon fait depuis longtemps partie de l'imaginaire traditionnel (23), il convient de mesurer la nouveauté et l'étrangeté de l'usage politique qui en est fait lors de la crise de juin-juillet 1791.
Les qualificatifs animaliers ne sont pas nouveaux dans les textes polémiques ou ironiques (24). Le roi lui-même est souvent qualifié de manière injurieuse (« pourceau fangeux, tyran pusillanime » (25) et le fidèle François Hue rappelle avec tristesse qu'en octobre 1789, dès que Louis XVI se promène aux Tuileries, les badauds murmurent « le roi
est lâché » (26).
Mais c'est lors de la crise de juin-juillet 1791 que la presse patriote (Les Révolutions de France et de Brabant, Le Courrier français, Le Père Duchesne, le Babillard...) se répand en insultes et en anecdotes dont nous ne relèveront que la plus caustique.
« Une paysanne dit à un grenadier, l'air sérieux (27) : Messieurs j'ai dans ma maison six petits cochons que je lâche tous les matins dans les champs je les veille seule et pas un ne s'écarte et vous êtes trente mille qui veillez sur un seul il faut que vous soyez bien c... pour l'avoir laissé perdre. Les auditeurs n'ont pu s'empêcher de rire de la comparaison ».
Le roi qualifié de cochon : l'habitude se prend dans les mois suivants. Retenons par exemple la Description de la ménagerie royale d'animaux vivants (28) anonyme et sans date, mais dont le journal Le Courrier français du 4 août 1792 signale qu'on répand ce pamphlet en nombre au Palais-Royal :
« le royal Veto »
« cet animal a environ cinq pieds et cinq pouces de long. Il marche sur les Pieds de derrière comme les hommes. La couleur de son poil est fauve. Il a les yeux bêtes ; il a la gueule assez bien fendue, le mufle rouge ; les oreilles grandes ; fort peu de crins ; son cri ressemble assez au grognement du porc. Il n'a point de QUEUE (en majuscules dans le texte).
Il est vorace par nature. Il mange, ou plutôt il dévore avec malpropreté tout ce qu'on lui jette. Il est ivrogne et ne cesse de boire depuis son lever jusqu'à son coucher (...). Il est âgé de 34 à 36 ans, il est né à Versailles et on lui a donné le sobriquet de Louis XVI ».

Le ton est ici bien plus féroce et plus dévastateur que celui du pamphlet anonyme de 1789 Chasse aux bêtes puantes et féroces (29) où panthères, louves, renards, tigres... qualifient les princes de la cour, le roi seul étant absent de cette galerie.
D'une violence tragique est le texte du citoyen Romeau, La tête et l'oreille du cochon (30) qui donne des exemples de nouvelles fêtes civiques et républicaines. On peut y lire : « le 21 janvier serait surtout caractérisé par la tête ou l'oreille du cochon que chaque père de famille ne manquerait pas de mettre sur la table, en mémoire du jour heureux où celle du parjure Louis XVI tomba et nous délivrera de sa triste présence (...). Que chacun de nous se munisse donc du morceau que sa fortune lui permettra de manger et qu'il imite les patriotes anglais qui, le jour de la décollation de leur roi Charles II (sic) ne manqueront jamais de manger une tête de veau ».

Cependant, si en conjuguant le roi et le porc le combat politique se déplace du débat d'idées à l'attaque ad hominem, il ne faut pas oublier, pour mieux comprendre l'actualité de ce thème du cochon, que la presse royaliste en décembre 1789 (Le rôdeur français) et au printemps 1791 (Actes des Apôtres, Rocambole) use fréquemment de cette métaphore pour ironiser sur les débats de la Constituante à partir du nom du député Cochon de Lapparent. 

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"Ah ! le maudit animal", De Vinck 3990. (Les rois de papier, BELIN)

LES CARICATURES CONTRE LOUIS XVI
Ces caricatures sont pour la plupart aujourd'hui très accessibles (31). Parmi la cinquantaine de caricatures toutes différentes et anonymes, contre le roi, seize associent l'image royale à celle d'un porc :
Louis XVI ZOOMORPHE
- Fiez-vous à ses déclarations (32)
- Cette leçon vaut bien un fromage (33)
- Vous n'avez connu trop tard (34)
- Ils étaient une fille (35)

Louis XVI CORPS DE COCHON, TETE HUMAINE
- Ventre St Gris (36)
- Ah ! le maudit animal (37)
- La famille des cochons ramenée dans l'étable (38)
- L'entrée franche (39)
- Louis le Parjure (40)
- Les deux ne font qu'un (41)

Louis XVI ASSOCIE A L'IMAGE D'UN PORC
- Le roi mangeant des pieds (42)
- Leçon donnée par Ro... (43)
- Les deux font la paire (44)
-Ilatout perdu au 21..(45)
- Fuite du roi (46)
- Ci-devant grand ouvert du Gargantua moderne en famillea (47)

Elles sont toutes anonymes et rien ne permet encore de repérer leur(s) auteur(s) ; tout au plus peut-on trouver des parentés de graphisme et de mise en image. Ainsi, dans un premier groupe : vous m'avez connu/ cette leçon/ ah ! le maudit animal/ la famille des cochons/ leçon donnée par Ro.../ les deux font la paire/ fiez-vous / il a tout perdu au 21...
Les visages sont très finement dessinés, ne cherchent pas la ressemblance mais présentent plutôt une sorte de modèle convenu. La mise en image est sobre : personnages peu nombreux, tous au premier plan ; le second plan ; est parfois rempli de quelques éléments symboliques du lieu (la tonnelle de Leçon donnée par Ro..., une maison rurale et un moulin pour Ah ! le maudit animal) Seule, la scène de La famille des cochons est davantage habitée : six membres de la famille royale sont dans une carriole remplie de paille et tirée par un équipage de deux chevaux ; à l'arrière plan, à gauche, un détachement de gardes nationaux, et l'amorce du château des Tuileries. Le mouvement du « retour à l'étable » est clairement rendu visible.
Le deuxième groupe pourrait être ainsi composé : ils étaient une fille/ l'entrée franche/ fuite du roi/ le ci-devant grand couvert/ ventre St Gris.
Le graphisme est également raffiné ; Ventre St Gris et L'entrée franche ressemblent fort à la manière de faire du groupe précédent. Cependant, il y a une volonté de ressemblance dans les visages des rois. Les autres caricatures de ce groupe comportent une profusion de signes iconiques et de légendes manuscrites. Ainsi, est-ce une série d'anecdotes que raconte « le ci-devant grand couvert » (Louis Gargantua, devant une assiettée de coeurs, s'apprête à dévorer un porcelet d'un seul coup de fourchette, tandis qu'à l'arrière plan, une tête de porc sur un plat est nommée « bouquet analogue à Gargantua ».)
La très belle gravure Fuite du roi s'organise autour d'un axe médian dont l'origine est la sortie d'un égout (« les seigneurs de la suite sortent de l'égout des Tuileries ») et le sommet la berline dans laquelle monte Madame Royale. Fersen entraîne Marie-Antoinette, qui, elle-même, tire un Louis XVI déguisé en cuisinier tricolore (il porte, comme d'ailleurs la plupart des protagonistes de la scène, une cocarde tricolore au chapeau). Il est troublant d'apercevoir un cochon aux pieds de Fersen, et un autre sous le bras de Louis XVI.
L'oblique qui traverse Ils étaient une fille est inverse : au loin, entre deux collines, une forêt de piques, de soldats et de paysans pourchassent une famille de cochons ; au premier plan à droite, les gardes nationaux se saisissent du mâle, tandis que le berger, à gauche, assiste, impassible et déterminé, à la scène. Il convient de noter que Ils étaient une fille et L'entrée franche sont des variations sur le thème très riche de La famille des cochons.
Quant à l'auteur de Louis le Parjure et de Les deux ne font qu'un, le catalogue De Vinck avance qu'il s'agirait du graveur Villeneuve, auteur de la Collection générale des Caricatures de la Révolution française.

Le Département de Police de Paris s'est ému, le 16 septembre 1791, de l'étalage de « trop nombreuses et indécentes caricatures »: « on se plaint, Monsieur, de ce qu'après que le roi a demandé l'oubli de tout ce qui s'est passé, et que l'Assemblée nationale a décidé d'annuler toutes les procédures qui y sont relatives, on voit encore en étalage chez tous les marchands d'estampes, des gravures qui rappellent le moment du retour du roi, et des estampes encore bien plus injurieuses à sa personne sous différentes allégories ». (48)
Certaines de ces caricatures furent reprises et actualisées au moyen d'un nouveau signe (Louis XVI trinquant, au bonnet rouge, auprès de la tour du Temple) lors de la crise de l'été 1792. Les caricaturistes ensuite (hormis Villeneuve), ne traitent ni le procès, ni l'exécution du roi : il n'y a plus nécessité politique.
On ne peut, au terme de cette étude, que formuler des conclusions provisoires, le plus souvent sous forme de questionnement : pourquoi, parmi tous les animaux, le cochon est-il privilégié dans l'iconographie caricaturale du roi ?
Ainsi que l'a montré Claude Gaignebet (49), lors de la fête du Carnaval, la fête du cochon ou St Boudin est le moment où l'on tue, pour se nourrir, un animal essentiellement familier, celui qui, au Moyen-Age, était le plus fréquemment impliqué dans les procès d'animaux. Saint Antoine assure la survie de l'espèce en aidant les âmes à sortir de leur corps de cochon pour se réincarner : alimentation et régénération, le cochon est donc doublement source de vie. Le tuer est un rite nécessaire et une fête.

Animal familier et nourricier, comme le souverain père de son peuple, il dévore les déchets de la maisonnée ; ainsi, Louis XVI, ogre familier est aussi le dévoreur du peuple que l'on tue pour se nourrir, en un sacrifice quasi-rituel. (50)

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Autres analyses sur la caricature

Un article sur Louis XVI vu par la caricature britannique

Bibliographie de Annie Duprat

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NOTES
(1) Pierre Goubert 1789 Les Français ont la parole, extraits des cahiers de doléances, Paris 1964.
(2) coll. Hennin 10260, B.N. estampes.
(3) Le déclin du sang royal et l'empoisonnement de Louis XVI, Paris, 1791, 8° Lb
394722.
(4) Jugement du roi, de la reine et de la famille royale, Paris, de l'imprimerie de la
liberté, 8° Lb 39 5178.
(5) Annales patriotiques et littéraires, 4° Lc2 249.
(6) La feuille du jour, 8° Lc2 488.
(7) Grand dénouement de la Constitution, anonyme, slnd, 8° Lb 39 4487
(8) Les Révolutions de Paris 8° 1.c2 171.
(9) Les Révolutions de France et de Brabant 8° Lc2 288.
(10) Coll. De Vinck 4308, B.N. estampes.
(11) Révolutions de France et de Brabant n° 56.
(12) La feuille du jour, 8° Lc2 488.
(13) Les Révolutions de Paris n° 155.
(14) Hennin 9531.
(15) Musée Carnavalet, estampes, P. C. histoire 5 D.
(16) De Vinck 2011 et 2012.
(17) Tf4 petit folio, B. N. estampes.
(18) De Vinck 3378.
(19) De Vinck 1103.
(20) De Vinck 3677.
(21) De Vinck 3439.
(22) De Vinck 2748.
(23) C. Gaignebet et M.C. Florentin Le Carnaval, essai de mythologie populaire,Paris, 1974.
24) F. Métra Anecdotes échappées à l'observateur anglais, Londres, 1788.
(25) Le godmiché royal, 1789, anonyme, B. N. enfer 665.
(26) F. Hue , Les dernières années du règne et de la vie de Louis XVI, Paris, 1814.
(27) Le Babillard, 23 juin 1791, 8° Lc2 605.
(28) Description de la ménagerie royale d'animaux vivants. 8° Lb 39 6056.
(29) Chasse aux bêtes puantes et féroces, 1789, 8° Lb 39 1990.
(30) Romeau, La tête ou l'oreille du cochon, imprimerie du Pellier, sd, 8° Lb 42
912.
(31) M. Vovelle, La Révolution française, Images et récit, Paris, 1986.
(32) Révolutions de France et de Brabant n° 85.
(33) De Vinck 3991.
(34) De Vinck 3992.
(35) De Vinck 3985.
(36) De Vinck 4002. 
(37) De Vinck 3990. 
(38) De Vinck 3987.
(39) De Vinck 3989.
(40) De Vinck 3921.
(41) De Vinck 3925.
(42) Révolutions de France et de Brabant n° 82.
(43) De Vinck 3993.
(44) De Vlnck 3994.
(45) De Vinck 3997.
(46) Hennin 10988.
(47) Carnavalet P C Hist 19 A.
(48) Archives de la Préfecture de Police, section de la butte des Moulins, carton 86, pièce 53.
(49) Voir note 23.
(50) De l'autorité de Rabelais dans la Révolution présente, attribué à P.L Guinguené, Paris, 1791, 8° Lb39 4493.

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