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Par R. Ouvrard , membre du Souvenir Napoléonien


Auteur de "Sous le soleil d'Austerlitz" - Editions Cosmopoles - Septembre 2005 et "Iena avec Napoléon" - Éditions Cosmopole - Septembre 2006. Voir le site http://www.histoire-empire.org. Conférence présentée à Bratislava en novembre 2005, dans le cadre des cérémonies du bicentenaire de la signature du traité de Presbourg. Source : Napoléon Ier à travers la caricature. Sous la direction de Pierre Mathis. Éditions Neue Zürcher Zeitung. 1998.

Napoléon ! Il n’est sans doute pas de figure historique qui ait suscité tant de représentation et, notamment, d’images satiriques. Lui-même, à Sainte-Hélène, revint à plusieurs reprises sur les attaques dont il avait été l’objet sous la forme de caricatures.
Irrévérencieuse, sacrilège, perverse, la caricature anti-napoléonienne, et cela est valable pour tous les pays producteurs (France, Allemagne, Angleterre, Russie) attaque de front l'image de l'Empereur, avec bien sûr des variantes nationales. Très rapidement, le public fut pris d’un goût certain (sinon en France, du moins en Angleterre et en Allemagne) pour ces gravures satiriques et contestataires. Les caricaturistes anglais (Gillray, pour ne citer que le plus célèbre, mais aussi Woodward, Ansell, etc.) furent les maîtres incontestés du genre, de la Révolution à la fin de l’Empire.
L'Angleterre, jamais envahie, mais sans cesse en guerre contre la France depuis la Révolution ne désarma jamais – même pendant le court intermède de la Paix d'Amiens en 1802 - 1803 - , glissant insensiblement de sa lutte contre la République à celle menée contre Napoléon. La caricature anglaise couvre donc idéologiquement les années 1793/94 - 1815. Démocratique depuis plus d'un siècle, l'Angleterre connaissait une plus grande liberté d'esprit que la France. Elle avait de longue date forgé un art de dérision, qu'on peut faire remonter à William Hogarth (1697-1764). D'autre part, le rôle de la Royal Academy, fondée seulement en 1768, n'avait pas eu un impact d'encadrement idéologique et stylistique comparable à celui de l'Académie Royale en France. Le néo-classicisme y avait également joué un moindre rôle que sur le continent. D'où cette liberté de trait si remarquable dans les oeuvres de Cruikshank ou de Gillray, et dans une moindre mesure, de Woodward ou de Ansell.
En France, deux périodes sont à envisager. D'abord, la caricature anti-bonapartiste couvrit les années 1799 - 1804, et surtout l’année 1804 (exécution du duc d'Enghien - mort de Pichegru). L’inspiration est alors d’essence royaliste. Suit un vide total, jusqu'en 1813 (Leipzig). Ce vide s’explique facilement par la rigueur de la censure impériale et, peut-être, par le ralliement au régime de beaucoup d’opposants du début. La production reprend alors, pour culminer en 1814 et 1815, pour s'arrêter brusquement en octobre 1815, sans doute par ordre royal.
De son côté, la caricature allemande correspond seulement à cette deuxième période française, s’étendant de Leipzig à Sainte-Hélène, soit d'octobre 1813 à 1815.
Enfin, la caricature russe, couvre la fin de la retraite de Russie, avec le thème de l'ours russe ou du cosaque chassant le renard/Napoléon.
Depuis le milieu du XVIII siècle, art et politique font bon ménage en Angleterre. C'est que la liberté d'expression y est totale, contrairement à la France de la même époque, et que l'idée même de débat public imprègne depuis longtemps déjà la nation britannique toute entière. Il est donc tout naturel pour les artistes et le public anglais d'utiliser cet outil du débat intérieur dans le conflit qui oppose leur pays à la France, personnalisée par Napoléon Bonaparte, dont on aime rappeler qu'il est corse et non pas français.
L'expression graphique : déroulement en séquences, importance du texte, parfois vulgaire ou scatologique, avec un recours fréquent au fantastique et à l'imagination, tout cela était bien connu et apprécié du public anglais auquel ces caricatures étaient destinées. Ces caricatures sont sans équivalent en France, où prévaut alors l'idée que l'art ne doit pas être mis au service des idées et des luttes politiques. Le dessin satirique y est considéré comme un genre mineur s'apparentant plutôt à l'imagerie populaire.
Du point de vue de la technique caricaturale proprement dite, on peut, en gros distinguer trois groupes. Dans le premier, il s’agit d’une image pure, avec un simple titre ; dans le second il s’agit d’un texte évoquant une image, c’est en fait le pamphlet. Enfin, texte et image peuvent s'entremêler, avec, alors, deux cas de figure : l'écrit n’est qu’une légende explicative de l'allégorie, ou, d’une façon plus subtile, il s'inscrit dans le corps de l'image, ce sont les "bulles" ou phylactères – on voit ici l’ancêtre de la bande dessinée -, portant les paroles des personnages représentés.
Stylistiquement, la caricature anglaise est largement supérieure à son homologue française, même quand elle lui fournit certains de ses modèles.
D'une manière générale, en France, le style demeure assez rigide, nous pourrions dire classique (certaines planches s'inspirent d’ailleurs directement d'oeuvres d'art), il demeure maladroit, pauvre, même lorsque l'idée de la parodie est excellente.
En Allemagne, l’esprit est tout autre, la mentalité nationaliste primant sur la critique napoléonienne. Si on y tourne l’Empereur en dérision, si on le qualifie comme partout de nain, ou petit homme (Männlein), il s'agit avant tout de remobiliser l'esprit national. Blücher, est partout mis en avant, tout comme les héros allemands tués par les troupes françaises, Andreas Hofer ou le major Schill, on critique les soldats allemands alliés de la France, que l’on compare à des moutons. Le thème de la guerre et de ses horreurs y est plus qu'ailleurs utilisé. Napoléon est même assimilé au fils du Diable.
On a recensé environ 15 000 caricatures anglaises pour les années 1780 - 1820, qui englobent les guerres de la Révolution et de l'Empire. Il est donc logique que la production de caricatures anti-napoléoniennes en Europe soit largement dominée par les dessinateurs anglais.
Ce sont elles qui vont faire l’essentiel de cette courte présentation, volontairement limitée aujourd’hui, à la période 1799-1806, c’est-à-dire depuis la prise de pouvoir de Bonaparte, à la signature de la paix de Presbourg par l’Empereur Napoléon Ier.


Dès le coup d’état de Brumaire, les caricaturistes s’en donnent à cœur joie, critiquant tout autant la démocratie que le jeune général considéré comme un arriviste.

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Bonaparte, sous la forme d’un crocodile, animal symbolisant l’Égypte, dont il vient de s’échapper,  chasse les députés du Conseil des Anciens, représentés ici par des grenouilles, qui noyaient les décisions dans d’interminables débats, rendant les chambres de véritables marécages où les idées stagnaient.



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Bonaparte commande avec autorité ses soldats, baïonnettes au canon,  lors de l’attaque du Conseil des Cinq-Cents. Pour une fois, il n’est pas représenté de façon caricaturale, au contraire de ses soldats : Gillray l’a ici dessiné avec une relative exactitude. Pour autant, l’exagération de son uniforme et des plumes de son chapeau tentent de donner une note comique à la scène. Les soldats eux, sont affublés de lèvres épaisses, de faces de lune et de grands nez. Ils brandissent fièrement un drapeau tricolore sur le quel est écrit « Vive le triumvirat Buonaparte – Seyes - Ducos ». Un jeune tambour participe à la scène, frappant son instrument sur lequel est inscrit « Vive la Liberté ». Les membres du Conseil sont tous vêtus de la même façon : longues robes blanches, ceintures bleues et chapeau rouge. Paniqués, ils cherchent à s’enfuir par tous les moyens ; certains s’enfuient par la fenêtre.



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Bonaparte, simplement vêtu d’une longue chemise blanche serrée par une ceinture, et de bottes, arrive au beau milieu d’une réunion du Directoire, dont il invective violemment les membres, les accusant d’avoir voulu le faire disparaître ainsi que ses soldats (allusion est faite à la bataille d’Aboukir et à Nelson), comme seul récompense de ses victoires en Italie.
Les Directeurs grimacent de peur devant cette apparition spectrale brandissant une longue épée ébréchée, qui s’approche de la table.
Le dessinateur parodie ici l’apparition du Christ ressuscité devant ses disciples. Comme lui, il porte une plaie au côté droit, et sa chemise blanche ressemble fort à un linceul. Dans leur mouvement de recul, les Directeurs font apparaître, sur la table, un papier sur lequel est écrit « Sujet : Envoyer Bonaparte en Egypte pour l’empêcher d’organiser le Directoire ». La caricature suggère ici que le Directoire a cherché à se débarrasser de Bonaparte en l’envoyant en Égypte, ou, au moins, l’écarter le temps nécessaire à la réorganisation du gouvernement.

Mais selon certains auteurs, Bonaparte peut être également vu comme Banquo dans le Macbeth de Shakespeare



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Bonaparte, qui porte ici un costume militaire parfaitement ridicule, jette un regard furieux sur une dépêche qu’il vient de recevoir adressée à « Mounseer Beau-Naperty », et qui contient des conseils à la prudence Un papier tombe de sa main gauche : on peut y lire « La conquête des Chouans, vieille chanson remise en musique »., signifiant qu’en Angleterre, on ne croit pas aux promesses de réconciliation de Bonaparte. 
Derrière lui, les deuxième et troisième consuls, apparaissant comme deux bouffons, essayent de lire par-dessus son épaule. A gauche, le messager, porteur du bonnet rouge, attendant la réponse de Bonaparte.



La signature de la paix d’Amiens, le 27 mars 1802, entre la France et l’Angleterre ouvre la France aux visiteurs anglais, ce qui conduit à une vision plutôt sympathique de Napoléon et des Français.

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On voit ici un Bonaparte, non caricaturé et en habit de Consul, mondain, souhaitant la bienvenue à Paris à John Bull et sa jeune épouse Hibernia, représentant ici l’Angleterre et l’Irlande, récemment unis par l’acte d’Union de 1801. John Bull remercie son hôte en usant d’un jeu de mot : Bonaparte devenant Bonny-Party. Le dessinateur met également dans sa bouche le mot « gammon », qui a le double sens de « balivernes, bobards », mais aussi de « quartier de lard fumé » : cela sous-entend que pour John Bull, il ne s’agit pas d’une simple visite de courtoisie. Son épouse (l’Irlande) lui coupe la parole, en lui indiquant qu’il doit d’abord apprendre les bonnes manières.
La politesse de Bonaparte contraste ici avec la gaucherie de John Bull et la grossièreté de sa nouvelle femme.
Les caricaturistes anglais ont désormais pris l’habitude de représenter John Bull en hobereau portant haut-de-forme, veste de couleur et culotte, opposant l’instinct conservateur  aux débordements des jacobins.
Créé par John Arbuthnot en 1712, John Bull est un bourgeois grassouillet portant un chapeau haut-de-forme et dont le gilet est taillé dans un l'Union Jack. Il est fréquemment accompagné d'un bulldog. Gentleman-farmer conservateur, il sera explicitement utilisé comme antithèse du sans-culotte pendant la Révolution française.



Parmi ces visiteurs, le plus célèbre d’entre eux fut sans doute le leader de l’opposition anglaise, Fox, accompagné de Erskine et Combe, le 3 septembre, au lendemain de l’élévation de Bonaparte comme Premier Consul à vie

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Les trois visiteurs, à gauche, se prosternent devant Bonaparte, dans une posture parfaitement ridicule, avec leurs postérieurs plus hauts que leurs têtes et leurs épées pointant vers le ciel. Fox, le plus à gauche, est coiffé d’un bonnet révolutionnaire, et se prosterne si bas que son pantalon se déchire. Erskine, au milieu, habillé de l’habit noir des hommes de loi, a retiré son chapeau rouge, qu’il met à terre. Sur un papier qui sort de sa poche est écrit « O’Conners Brief ». A côté de lui, Combe, le maire de Londres (on le reconnaît à sa chaîne d’or), a lui aussi un papier sortant de sa poche, sur lequel on peut lire : « Essay on Porter Brewing by H. C. ».
Assis sur un élégant siège orné de symboles révolutionnaires, Bonaparte reçoit ces hommages avec hauteur. Il a un pied posé sur une petit tabouret, l’autre sur le tapis couvrant son podium. On notera qu’il porte ici un costume de Directeur, et non de Premier consul.



Mais cette opinion favorable se détériore rapidement dès la fin de cette année 1802, à la suite de l’annexion du Piémont par la France notamment. En novembre, Fox quitte la France.

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Dans cette caricature, Napoléon est revêtu d’un uniforme militaire et il est coiffé d’une couronne ornée d’armes et d’une tête de mort de pirate.



Cette détérioration se reflète rapidement dans les caricatures.


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Sous la forme de trois sorcières de Macbeth, le Premier Addington (à gauche), Fox (à droite, au fond) et  Lord Hawkesbury, font bouillir le lion britannique dans une marmite remplie de parpiers sur lesquels sont inscrits les avantages  stratégiques et territoriaux que l’Angleterre a abandonnés. Un coq gaulois, coiffé du bonnet rouge est perché sur la tête du lion blessé. Un squelette – c’est tout ce qui reste de l’Angleterre - surgit de la marmite, entouré du nuage de la paix.



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Le caricaturiste présente ici sa perception du traité de paix, jouant sur les stéréotypes alors en faveur : un Français (Bonaparte) élégant et mince, rusé et trompeur, qui a pris soin de déposer son chapeau et son épée, ce qui signifie qu’il n’est plus un guerrier mais un ami, fait sa cour à l’Angleterre (Britannia) grassouillette et prospère à souhait mais un tantinet naïve, outrageusement vêtue. Ayant mis de côté, elle aussi, son trident et son bouclier, elle est subjuguée par son charme, tout en sachant « qu’il la décevra encore ». Dans le fond, des portraits de George III et de Napoléon se font face, mais les regards sont méfiants, même si leurs mains tendues semblent se rejoindre.
On dit que Napoléon fut extrêmement amusé par cette caricature.



L’année 1803, celle de la nouvelle brouille franco-anglaise, va être l’une des plus prolifiques en matière de caricatures.

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Les compagnons de beuverie commencent à se disputer : le soldat français tire son épée, tandis que John Bull est tombé sur le dos, au milieu de sa bière et de son jambon. Mais avec sa rame brisée (symbolisant la puissance maritime britannique malmenée) il est prêt à frapper son compagnon.  Il a dans la main une carte de Malte, et il foule aux pieds le traité d’Amiens. Le Français lui a déjà arraché des mains le Hanovre. Au mur, un lion, qui représente la force, s'en prend au léopard anglais.  Le dindon, à droite, représente le souverain anglais : cet oiseau de basse-cour est une allusion à Georges Dandin, personnage de Molière, devenu le sobriquet attaché à Georges III.



En France, les préparatifs au débarquement en Angleterre continuent, ce qui met les dessinateurs en verve.


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Avec son bâton de pèlerin John Bull entre dans l’atelier du petit Bonaparte, pour voir ce que fabrique le gamin.  Ce dernier sculpte des navires en bois, qui peu à peu s’accumulent dans la poubelle. Car, rassure-t-il, ce n’est que pour son amusement qu’il s’adonne à cette activité. Les visages méfiant de John Bull et naïf de Bonaparte s’opposent ici avec succès. Mais le lecteur n’est pas dupe : les sous-entendus sont ici assez clairs. Tant que le candide Français sera persuadé que John Bull ne s’apercevra pas des agissements de Bonaparte, l’Angleterre pourra dormir tranquille.



Cette arrivée tant redoutée de Bonaparte à la tête de ses troupes pourrait bien provoquer le réveil de l’Angleterre

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Bonaparte vient de traverser la Manche. Britannia se réveille de son évanouissement. Ouvrant les bras elle lance aux docteurs (Addington et Hawkesbury) la célèbre réplique de Shakespeare – Hamlet - : Angels and ministers of (dis)grace defend us ! ».
Leur assistance ne sert à rien, même si Addington tente de la ranimer avec de la poudre à canon.
Sheridan, habillé ici en clown, semble avoir une attitude patriotique, mais avec des arrières pensées mercantiles. Quant à Fox, son chapeau sur les yeux l’empêche de voir le sérieux de la situation.
Aux pieds des acteurs, le traité de paix d’Amiens, dont plus personne ne s’occupe.



C’est de cette époque que date l’une des plus célèbres caricatures de Bonaparte, œuvre de Gillray. Ce thème de Gulliver, déjà utilisé, sera décliné sous bien des formes


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Il s’agit là d’une des caricatures les plus célèbres de l’artiste anglais, qui, comme beaucoup d’autres artistes d’ailleurs,  s’inspire de l’œuvre de Swift, « Les Voyages de Gulliver », et met en scène le nain Bonaparte, face au géant Georges III. Ce thème sera repris plus tard par les caricaturistes allemands.
Ici, George III examine le nain Gulliver posé sur sa main. Pour lui, il s’agit du  « petit reptile le plus pernicieux et le plus odieux à qui la nature a permis de ramper sur la surface de la terre », malgré les éloges prononcées sur lui-même  et sur son pays. La supposée petite taille de Bonaparte est mise en opposition avec ses ambitions démesurées.
L’uniforme de Georges III souligne sa légitimité, tandis que celui de Bonaparte rappelle qu’il est le produit de la Révolution.



Bonaparte est de plus en plus attaqué, et son passé violemment critiqué.

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Sur cette caricature apparaissent les supposées visions nocturnes de Bonaparte : le massacre des insurgés royalistes lors du 13 vendémiaire, les exécutions de Jaffa, autant de victimes qui réclament vengeance.  Bonaparte est ici aussi accusé d’avoir sacrifié ses soldats, mais la crainte d’être assassiné le tourmente. Il vient d’être réveillé en sursaut : il tient dans sa main une carte de Malte et de l’Angleterre. Des plans de campagne sont sur sa table de nuit, des caricatures le représentant sont au sol.



Mais l’Angleterre est confiante que sa suprématie maritime permettra d’éviter la conquête du pays par les troupes de Napoléon

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Cette caricature montre la confiance de l’Angleterre en une victoire rapide, grâce à sa suprématie maritime. L’artiste nous présente ici la fin de la battue royale : le roi George III, de dos, mais reconnaissable grâce à l’étoile qu’il porte sur sa veste, est descendu de cheval, ayant à la main un renard qui n’est autre que Bonaparte.  Il rameute sa compagnie au cri de « Tally-ho ! », l’incitant à s’emparer également de Talleyrand. Les chiens qui aboient à la vue du renard portent des colliers aux noms des amiraux Saint-Vincent, Nelson, Smith ou Cornwallis. Dans le fond, Pitt, levant son chapeau,  mène le reste de la chasse.
Cette allégorie du renard traqué est classique de la caricature anti-napoléonienne. Dès cette année 1803, l’Angleterre ressent une véritable angoisse d’une possible invasion par les troupes françaises




Cette confiance se retrouve dans ce dessin, qui reprend le thème du nain de Gulliver

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Et illustre cette confiance face à la petitesse des efforts français entrepris au camp de Boulogne.



Et dans celui-ci,

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L’artiste fait ici allusion à l’histoire biblique de Jonas, reflétant la confiance des Anglais dans leur suprématie maritime. L’animal aux formes pour le moins énigmatiques représente la puissance maritime anglaise, qui est ici chevauchée par un jeune marin (Napoléon).



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