31 juillet 1914 : assassinat de Jaurès, déclenchement de la première guerre mondiale. Ces deux événements tragiques instituent la mémoire du tribun, ancrent sa postérité dans les imaginaires. Qui, aujourd’hui, ne se réclame pas du grand homme, du Front de gauche à l’extrême droite en passant par Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2007 ? 

La panthéonisation de Jaurès s’est faite au prix d’un rejet intéressé de ses idées les plus radicales. Oublié son refus de la propriété privée, oublié son internationalisme, oubliés ses appels à la grève générale. Jaurès a tant parlé, écrit, pensé, agit, depuis ses premiers engagements politiques jusqu’en 1914, que chacun a pu, par la suite, puiser dans cette vie écourtée ce qui l’y intéressait. L’apologie et l’unanimité post mortem ont pourtant suivi une période de détestation et de haines pendant laquelle Jaurès a été la cible d’attaques très violentes.   Rentré tardivement dans la caricature nationale (1894), Jaurès affronte une presse satirique de droite et d’extrême droite très dynamique jusqu’en 1914, sans oublier les dessinateurs syndicalistes révolutionnaires qui détestent ce socialiste électoraliste et fin tacticien politique.


Exposition réalisée à partir de caricatures, dessins de presse, cartes postales, journaux satiriques, affiches, chansons illustrées et extraits de textes (articles de presse, ouvrages) d’époque.

62 panneaux 95cm sur 70cm.

 

Exposition diffusée par www.caricadoc.com et présentée en avant-première en novembre 2013 au Centre permanent du dessin de presse et d'humour de Saint-Just-Le-Martel (près de Limoges).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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