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Nous présentons nos plus sincères excuses pour le retard à évoquer ce numéro de Papiers Nickelés...
Ce nouvel opus reproduit quatre articles d’Apollinaire relatant différents Salons des humoristes, comme il s’en tenait à la Belle Époque et les Années folles au Palais des Glaces ou à la Galerie La Boétie notamment. Exercice ingrat et indigeste, dans lequel Apollinaire se donnait pour tâche de citer le plus grand nombre possible de participants (et quelques participantes) en y accolant parfois un ou deux qualificatifs. Une liste de courses améliorée, en quelque sorte. Comme Apollinaire, nous tentons l’exercice…
En sa dernière livraison, Papier Nickelés réjouit ses lecteurs d’un édito pas inintéressant sur la question du devenir des archives des dessinateurs/trices plus ou moins récemment décédé.es, réflexions agrémentée d’une lettre d’un descendant de Marix, qui a notamment dessiné pour L’Humanité et Le Libertaire (voir sa fiche Maitron ci-dessous). Suivent plusieurs pages sur les « grandes gueules » des Mulatier, Ricor et autres Morchoisne, avec un texte inédit du second sur les intentions (politiques notamment) du dessinateur et son engagement par rapport à sa « cible ». Viennent ensuite deux articles sur deux illustrateurs/dessinateurs répondant au nom de Paul Sellier, le second (article, pas dessinateur) se complaisant à décrire des dessins d'humour sans aucune analyse, pas vraiment top à lire. Trois pages consacrées à « Clemenceau à travers le regard des caricaturistes » ne nous ont pas plus convaincu, l’autrice évoquant la vie du « Tigre » sans proposer un décryptage de la dynamique caricaturale autour de sa personne.
Vous allez dire que je râle beaucoup, mais je vous arrête : on retrouve le sourire à la lecture d’une belle étude consacrée à la dessinatrice américaine Nina Albright, qui a travaillé dans les années 1940/1980 pour la BD aux États-Unis. Une bio qui souligne la difficulté pour une femme d’intégrer ce milieu très masculin, et également combien les personnages féminins proposés dans les Comics de l'époque, même imaginés par des dessinatrices, restaient prisonniers de la sexualisation et de bien des stéréotypes de genre (Papier Nickelés aurait d'ailleurs pu illustrer sa "une" d'une héroïne plutôt que d'un horrible Superman. Et voilà, je râle encore...).
On a également beaucoup aimé (vous voyez, j’ai finalement la critique assez exceptionnelle...) l’étude sur « Les comics des années 1940 contre l’extrême-droite américaine », qui éclaire l’engagement politique de toute une production bande dessinesque destinée à des publics variés, jeunes ou moins jeunes, fustigeant les nazis et leurs soutiens, avant, une fois le deuxième conflit mondial terminé et la Guerre froide installée, de consacrer ses flèches aux communistes et à l’URSS. Un article qui montre les liens entre Comics et politique. Très intéressant !
Sans oublier les innombrables rubriques, dont une nécrologie hélas bien trop fournie.
Bonne lecture !
GD
LE SOMMAIRE :
- Edito, Marix
- “Grandes gueules” et autres “Tibétières”, par Benoît Bonte
-Intention et caricature, par Patrice Ricord
- Paul SELLIER, deux dessinateurs, par Jacques Baudou
- Paul SELLIER et l’esprit de conjecture, par Guy Costes
-CLEMENCEAU à travers le regard des caricaturistes, par Lise Lentignac
- Nina ALBRIGHT et la multiplicité de la femme cartooniste nord-américaine, par Natania Ap. da Silva Nogueira
- Joe PILLENI, tableaux noirs, par Brigitte Ernst
- Les comics des années 1940 contre l’extrême-droite américaine, par Michel Malty
- Rubriques...
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MARIX. Pseudonyme de Louis MOURIER
Par Rachel Mazuy Maitron patrimonial (2006-2024) Fils de menuisier, il apprit le dessin chez le père Beaujard à Génelard (Saône-et-Loire). À dix-huit ans il était ébéniste restaurateur de m...
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